PĂ©riCochin, la chroniqueuse de la bande Ă Ruquier dans "On a tout essayĂ©" s'apprĂȘte Ă sortir un livre courant mars. Il s'agira d'une sorte de guide du savoir-vivre en sociĂ©tĂ©, qui sera d
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limitesde la science et lâinĂ©vitabilitĂ© de la fin (Christakis et Lamont, 2000). Non seulement la maladie terminale place lâinfirmiĂšre devant les limites de son savoir faire, mais aussi, devant celles de son savoir-ĂȘtre. Peu importe la compassion dont elle fait preuve, lâissue est inĂ©vitable : son patient mourra.
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Lesavoir-vivre, objet du prĂ©sent document, est la qualitĂ© reconnue Ă celui qui connaĂźt et applique les rĂšgles de la politesse. Le savoir-vivre mĂšne Ă lâharmonie sociale. Lorsque le groupe adhĂšre Ă ses rĂšgles, il renforce sa cohĂ©sion, mais aussi, il affirme son identitĂ©. Plus que la lettre du savoir-vivre, câest lâesprit qui
Vivresans domicile fixe : FĂ©preuve de Fhabitat prĂ©caire. Les personnes sans domicile 1 parlent elles-mĂȘmes de « la vie Ă la rue » pour exprimer cette dĂ©marche incessante qui oblige Ă puiser ses forces aux marges des lieux de la vie quotidienne commune et aux portes des services d'assistance, afin de « tenir ».
jHkz1. Lâaide Ă lâalimentation fait partie, avec les soins dâhygiĂšne et la toilette, des premiers soins de base appris aux futurs soignants. Câest une aide apportĂ©e quotidiennement, plusieurs fois par jour par de nombreux aidants. Sommaire Aide Ă lâalimentation de la personne ĂągĂ©e Sâalimenter, sâhydrater, un besoin primaire Lâaide Ă lâalimentation Les soins associĂ©s Ă lâalimentation Ces gestes innĂ©s quand il sâagit de nourrir son enfant doivent ĂȘtre repensĂ©s lorsquâil sâagit de lâadulte plus ĂągĂ©. Dâautant que ce qui doit rester un moment de plaisir et de dĂ©tente pour la personne aidĂ©e peut ĂȘtre difficile Ă vivre pour lâaidant. Celui-ci se trouve placĂ© » dans une fonction nourriciĂšre inversĂ©e nourrir un parent, un adulte qui devrait ĂȘtre en capacitĂ© de se nourrir seul et qui parfois, en son temps, lâa peut-ĂȘtre nourri. Face au refus ou Ă la difficultĂ© du patient ou du proche de se nourrir seul, resurgit la peur de la maladie, la fragilitĂ©, la mort. On dit bien se laisser mourir de faim ». Ainsi, le rapport Ă lâalimentation est tout sauf anodin. Sur un plan Ă©volutif dâabord, lâHomme mange ce quâil cultive, ce qui pousse sur son sol, son histoire a toujours eu une incidence sur son alimentation. Sa religion peut Ă©galement induire certains interdits alimentaires. LâĂ©tat de santĂ© est Ă©galement un facteur majeur du comportement et de la prise alimentaires. Le mode de vie du proche ou du patient enfin, selon quâil est accompagnĂ© Ă domicile ou institutionnalisĂ©, dĂ©termine aussi ses habitudes alimentaires. PrĂ©parer un repas, veiller Ă lâĂ©quilibre alimentaire et aider Ă lâalimentation constituent ainsi des soins liĂ©s aux valeurs et Ă lâhistoire de vie de la personne aidĂ©e. Ce soin nĂ©cessite la connaissance de la personne aidĂ©e bien sĂ»r, mais Ă©galement un savoir nutritionnel et un savoir-faire et, comme dans lâaccomplissement de tout soin de la sphĂšre intime, un vĂ©ritable savoir-ĂȘtre. De ces compĂ©tences peut dĂ©pendre la poursuite dâun vieillissement en bonne santĂ©. Sâalimenter et sâhydrater, des besoins primaires Sâalimenter, sâhydrater sont des actes tout simplement essentiels au maintien de la vie. Des Ă©tudes ont, ainsi, dĂ©montrĂ© que lâon pouvait vivre en moyenne 30 jours sans manger et 3 jours sans boire. Une Ă©tude a montrĂ© quâavec la seule privation de nourriture, la durĂ©e de survie peut mĂȘme atteindre environ 2 mois1. Manger, boire sont tous simplement des conditions essentielles Ă la continuitĂ© de la vie. Câest en cela mĂȘme que lâaide Ă lalimentation est un soin Ă part entiĂšre. Elle est partie intĂ©grante du rĂŽle propre de lâIDE et de lâAide-soignant et du quotidien de lâAidant lorsque ce besoin physiologique de base, avec la maladie ou le vieillissement, nĂ©cessite un accompagnement ou un soutien, cette fonction nourriciĂšre dĂ©volue aux soignants ou aux aidants naturels, relĂšve des soins liĂ©s aux fonctions dâentretien et de continuitĂ© de la vie. Lâaide Ă lâalimentation tous les acteurs du soin sont concernĂ©s âą Lâaide Ă lâalimentation du patient fait partie du rĂŽle propre de lâIDE et de lâAide-soignant dans sa dimension aide et dans sa dimension Ă©ducative RelĂšvent du rĂŽle propre de lâinfirmier ou de lâinfirmiĂšre les soins liĂ©s aux fonctions dâentretien et de continuitĂ© de la vie et visant Ă compenser partiellement ou totalement un manque ou une diminution dâautonomie dâune personne ou dâun groupe de personnes » Article R4311-3 du Code de la SantĂ© Publique. âą Dans le cadre de son rĂŽle propre, lâinfirmier ou lâinfirmiĂšre accomplit les actes ou dispense les soins suivants visant Ă identifier les risques et Ă assurer le confort et la sĂ©curitĂ© de la personne et de son environnement et comprenant son information et celle de son entourage âą 1° Soins et procĂ©dĂ©s visant Ă assurer lâhygiĂšne de la personne et de son environnement ; âą 2° Surveillance de lâhygiĂšne et de lâĂ©quilibre alimentaire Article R4311-5 du Code de la SantĂ© Publique. âą Lâaide Ă lâalimentation est reconnue comme faisant partie du rĂŽle de lâAidant. LâInstitut National de PrĂ©vention et dâEducation pour la SantĂ© INPES a publiĂ© un guide nutrition spĂ©cifique pour les aidants des personnes ĂągĂ©es, dont le mĂ©tier consiste Ă accompagner les personnes qui en ont besoin dans leur vie quotidienne »2. Le rĂŽle clĂ© de lâalimentation pour la santĂ© Nous construisons notre santĂ© avec notre alimentation ⊠Une alimentation Ă©quilibrĂ©e contribue au bien vieillir », rappellent les experts du Programme National Nutrition SantĂ© PNNS. Une affirmation basĂ©e sur les multiples Ă©tudes documentant les bĂ©nĂ©fices de diffĂ©rents aliments pour la santĂ©, les plus rĂ©centes mettant en avant lâimportance de leur diversitĂ© et de leurs effets synergiques3,4 et le rĂŽle clĂ© du microbiote intestinal dans notre santĂ©. Ainsi, certains rĂ©gimes alimentaires qui associent des types dâaliments bien spĂ©cifiques et favorisent la croissance de bonnes » bactĂ©ries sont dĂ©finitivement associĂ©s, en particulier chez les personnes plus ĂągĂ©es, Ă des rĂ©sultats de santĂ©. Câest le cas du rĂ©gime mĂ©diterranĂ©en et des rĂ©gimes DASH et MIND qui semblent permettre une rĂ©duction du risque mĂ©tabolique et cardiovasculaire, mais Ă©galement du risque de maladie mentale et de dĂ©clin cognitif5,6,7. Enfin, manger est un plaisir et un acte social, ne voir les aliments que par leur contenu calorique est une erreur. Il faut au contraire apprendre Ă manger avec plaisir »8. Lâaide Ă lâalimentation est reconnue comme faisant partie du rĂŽle de lâaidant, qui consiste Ă accompagner les personnes qui en ont besoin dans leur vie quotidienne Visuel Adobe Stock. Boire et manger », lâun des 14 besoins humains, selon Virginia Henderson Virgina Henderson dĂ©finit en 1994 un modĂšle de 14 besoins fondamentaux de lâĂȘtre humain que les soignants et les aidants peuvent utiliser pour Ă©valuer lâautonomie dâun patient ou dâun proche5. Lâimpact du vieillissement Le vieillissement entraĂźne de nombreuses modifications physiologiques, ces modifications ayant un impact sur lâalimentation et sur le mĂ©tabolisme et plus gĂ©nĂ©ralement sur la santĂ© de la personne ĂągĂ©e. Des troubles du systĂšme urinaire surviennent Ă©galement plus frĂ©quemment et avec lâĂąge, les personnes peuvent ainsi perdre le contrĂŽle de leur vessie et de leurs intestins, avec des effets dĂ©lĂ©tĂšres sur lâenvie de sâalimenter et de sâhydrater Visuel Adobe Stock Principaux facteurs liĂ©s au vieillissement et influant sur lâalimentation âą AltĂ©ration du goĂ»t et de lâodorat liĂ©e Ă la diminution du nombre de papilles gustatives et de rĂ©cepteurs olfactifs. Ces altĂ©rations ont une incidence sur le plaisir de manger ; âą baisse de la sĂ©crĂ©tion salivaire pouvant entraĂźner une sĂ©cheresse buccale et des douleurs buccales Ă la mastication ; âą problĂšmes buccodentaires trouvant leur origine dans une hygiĂšne buccodentaire parfois dĂ©ficiente ou dans une ostĂ©oporose des gencives, âą perte dentaire et faiblesse musculaire des maxillaires, âą parodontite ou irritation des gencives, âą mauvaise adaptation des prothĂšses dentaires, âą troubles de la dĂ©glutition et difficultĂ©s de mastication, parfois liĂ©s Ă diverses pathologies Maladie de Parkinson, hĂ©miplĂ©gie, maladie dâAlzheimer et risque de fausses routes ; âą troubles digestifs en raison de difficultĂ©s dâabsorption des graisses, dâinsuffisance de sĂ©crĂ©tion des sucs digestifs amylase, lipase, protĂ©ase, HCL ou de diminution de la sĂ©crĂ©tion de la bile ; âą ralentissement de la motricitĂ© intestinale avec troubles du transit et constipation- un dĂ©sagrĂ©ment frĂ©quent chez la personne ĂągĂ©e ; âą incontinence urinaire et incontinence fĂ©cale ; âą troubles de la motricitĂ© pouvant entraver les gestes nĂ©cessaires pour sâalimenter ou pour se procurer ses aliments⊠De plus, on sait que la personne ĂągĂ©e perd la notion de soif, de faim et que la diminution naturelle de son activitĂ© physique peut avoir une incidence sur lâappĂ©tit. Troubles cognitifs et alimentation en cas de dĂ©ficience cognitive liĂ©e Ă lâĂąge, voire de dĂ©mence plus sĂ©vĂšre, la personne ĂągĂ©e peut oublier lâheure du repas, penser quâelle a dĂ©jĂ mangĂ©, refuser de sâalimenter. Dans certains cas de psychose, la personne peut mĂȘme imaginer quâon cherche Ă lâempoisonner. Lâincidence de la maladie dâAlzheimer sur lâalimentation fait lâobjet dâun dĂ©veloppement spĂ©cifique ci-dessous. PolymĂ©dication et alimentation 40 % des personnes ĂągĂ©es de plus de 75 ans consomment 10 mĂ©dicaments ou plus par jour9. Cette polymĂ©dication contribue aussi Ă rĂ©duire la prise alimentaire soit par altĂ©ration du goĂ»t soit en induisant une baisse de vigilance, une confusion ou une somnolence qui limitent les capacitĂ©s Ă sâalimenter correctement. Le nombre de comprimĂ©s Ă avaler entraĂźne un autre effet nĂ©faste celui dâapporter la sensation de satiĂ©tĂ© en raison de la grande quantitĂ© dâeau nĂ©cessaire pour les avaler. En donnant Ă la personne aidĂ©e son traitement au milieu du repas, cette sensation de satiĂ©tĂ© trompeuse sâen trouvera rĂ©duite. TĂ©moignage idĂ©es reçues et prĂ©jugĂ©s Au-delĂ de facteurs objectifs et documentĂ©s, il est des idĂ©es reçues et des prĂ©jugĂ©s que nous autres soignants, avons tous entendus âą Ă mon ĂągeâŠâŠ, une personne ĂągĂ©e doit manger moins, un cafĂ© au lait, un bol de soupe me suffisent⊠» âą jâai peur de lâindigestion, de la constipation⊠» âą jâai bien assez bu, aprĂšs jâai peur de me lever la nuit pour aller aux toilettes⊠» Un bon Ă©quilibre alimentaire Chez le sujet ĂągĂ© en bonne santĂ©, ne prĂ©sentant pas de problĂšme de poids corporel, les habitudes alimentaires peuvent ĂȘtre poursuivies. Seules les erreurs diĂ©tĂ©tiques Ă©videntes doivent ĂȘtre corrigĂ©es. Aujourdâhui, le Programme National Nutrition SantĂ© plutĂŽt quâun ratio spĂ©cifique entre les diffĂ©rents types de nutriments propose des axes de bonne conduite alimentaire » en dĂ©clinant 3 rĂšgles RĂ©duire, aller vers, augmenter ces rĂšgles sâappliquent, quel que soit lâĂąge de la personne aidĂ©e. RĂDUIRE âą La viande 500 g maximum par semaine âą La charcuterie 150 g maximum par semaine âą Les produits sucrĂ©s 10 % des apports totaux âą Les boissons sucrĂ©es 1 verre de 200 ml par jour âą Lâalcool Pas plus de 2 verres par jour, Pas plus de 10 verres par semaine, Pas tous les jours âą Les produits gras, salĂ©s, sucrĂ©s et ultra transformĂ©s. Et les produits notĂ©s D et E par le Nutri- score moins favorables sur le plan nutritionnel Une derniĂšre recommandation, qui ne concerne pas directement lâalimentation mais a bien un impact sur elle rĂ©duire le temps de sĂ©dentaritĂ©. ALLER VERS âą Une consommation de poisson 2 fois par semaine, gras et maigre en alternance âą Des produits cĂ©rĂ©aliers complets Ă chaque repas âą Les matiĂšres grasses ajoutĂ©es en petite quantitĂ©, de prĂ©fĂ©rence les huiles dâolive, de colza et de noix âą Les aliments locaux et de saison âą Une consommation de produits laitiers suffisante 2 par jour contre 3 avant mais limitĂ©e avec une alternative vĂ©gĂ©tale riche en calcium âą Les aliments issus de lâagriculture biologique aliments qui ne figuraient pas dans le prĂ©cĂ©dent PNNS AUGMENTER âą Les fruits et lĂ©gumes au moins 5 par jour, par exemple 3 lĂ©gumes et 2 fruits quâils soient frais, surgelĂ©s ou en conserve âą Les lĂ©gumes secs au moins deux fois par semaine âą Les fruits Ă coque âą La cuisine faite maison âą De mĂȘme, une activitĂ© physique 30 minutes par jour, diversifiĂ©e endurance, rĂ©sistance musculaire, assouplissements, Ă©quilibre, etc. est recommandĂ©e Les besoins dâune personne ĂągĂ©e en bonne santĂ© Ils sont en fait similaires Ă ceux dâun adulte dâĂąge moyen Soit Ă calories avec un apport de âą 40 Ă 55 % des calories kcal sous la forme de glucides sucres contre 50 Ă 55 % auparavant, câest-Ă -dire essentiellement sous forme de cĂ©rĂ©ales, fĂ©culents et pour partie de fruits et lĂ©gumes, les sucres simples Ă©tant marginalisĂ©s ; âą 35 Ă 40 % des calories kcal sous la forme de lipides vs 30 Ă 35 % auparavant, câest-Ă -dire de graisses ; âą 10 Ă 20 % des calories kcal sous la forme de protĂ©ines remplace les 11 Ă 15 % prĂ©cĂ©dents, quâelles soient animales ou vĂ©gĂ©tales. âą Il est recommandĂ© de boire 1,5 L dâeau/jour, en moyenne, hors situations particuliĂšres canicule, fiĂšvreâŠ. âą 4 prises alimentaires petit dĂ©jeuner, dĂ©jeuner, goĂ»ter et dĂźner. Quelques autres recos spĂ©cifiques âą La FĂ©dĂ©ration Nationale de Cardiologie recommande Ă©galement, pour les personnes ĂągĂ©es, un apport accru de calcium pour la minĂ©ralisation osseuse lâabsorption digestive du calcium diminuant avec lâĂąge et de vitamine D pour faciliter lâabsorption du calcium. En pratique, il sâagira donc de consommer 3 Ă 4 produits laitiers par jour lait, fromages, yaourts et pour la vitamine D du poisson saumon, maquereau, hareng, sardine, thon en boĂźteâŠ. âą Un apport accru en vitamine C est Ă©galement recommandĂ© pour mieux lutter contre les infections. Agrumes, kiwis, poivrons, brocolis, chou-fleur, ananas10. Lâaide Ă lâalimentation Quand la personne nâest plus en capacitĂ© totale ou partielle de sâalimenter en toute autonomie, câest Ă lâaidant ou au soignant de prendre le relai. Le temps du repas, comme celui de tout soin de lâintime » est un temps de partage, de relation privilĂ©giĂ©e avec la personne aidĂ©e. Nourrir une personne nâest pas un acte neutre ou seulement technique. PrĂ©parer les aliments, dresser lâassiette, couper la viande voire donner la becquĂ©e », câest permettre Ă la personne aidĂ©e de se nourrir, de continuer Ă vivre mais câest aussi prĂ©server son bien-ĂȘtre. La nourriture est un vĂ©hicule de souvenirs, dâĂ©motion, dâaffect et de plaisir. Inciter Ă manger âą Le tout premier des conseils est de respecter les goĂ»ts alimentaires de la personne. âą Ătre Ă table, si possible en compagnie dâautres personnes, favorise la prise alimentaire. âą Le contexte et lâambiance créés autour du repas ont une incidence sur lâapport alimentaire quand le patient est en capacitĂ©, il est donc prĂ©fĂ©rable dâĂȘtre assis Ă une table joliment dressĂ©e, en compagnie de proches, et de prendre le temps de manger. Un contexte optimisĂ© joue considĂ©rablement non seulement sur la quantitĂ© dâaliments absorbĂ©s mais aussi sur le plaisir de sâalimenter. âą Varier les menus ; cĂ©lĂ©brer les temps calendaires crĂȘpes Ă la chandeleur, gĂąteau des rois⊠peuvent aussi inciter Ă une alimentation mieux diversifiĂ©e. âą Faire participer la personne Ă lâĂ©laboration du menu, si possible lâemmener faire les courses, sont aussi de bons moyens pour Ă©veiller lâintĂ©rĂȘt et lâappĂ©tit et favoriser la prise alimentaire. âą Il nâest plus Ă dĂ©montrer que les bonnes odeurs de cuisine aiguisent Ă©galement lâappĂ©tit les recettes mijotĂ©es dâautrefois pot-au-feu, blanquette⊠ont lâavantage de diffuser ces bons fumets, de rĂ©veiller les papilles et donner envie de goĂ»ter aux mets. âą Le repas ne doit pas ĂȘtre expĂ©diĂ©. Il devrait durer au moins 20 minutes. Câest un moment privilĂ©giĂ©, de partage. âą Les assiettes ne doivent pas ĂȘtre trop remplies, quitte Ă resservir. Servir dâemblĂ©e une trop grande quantitĂ© de nourriture peut dĂ©courager. Accompagner et supplĂ©er Quel que soit lâĂąge de la personne, se faire nourrir » est souvent mal vĂ©cu et rappelle lâĂ©tat de dĂ©pendance. Nous verrons avec la spĂ©cificitĂ© de la maladie dâAlzheimer, les alternatives possibles. Le principe reste toujours de veiller Ă maintenir au maximum lâautonomie de la personne, ne jamais en faire trop ». Il faudra nĂ©anmoins peut ĂȘtre couper la viande ou utiliser des dispositifs ergonomiques spĂ©cifiques Ă la place des couverts, de lâassiette ou du verre classiques. Des dispositifs pour pallier aux limites de la personne ĂągĂ©e. Ces outils vont venir combler certaines dĂ©faillances dans lâautonomie de la personne. On trouve aujourdâhui de nombreuses adaptations de couverts, de verres, dâassiettes qui permettent la personne ĂągĂ©e de continuer Ă sâalimenter seule, plus longtemps. Quelques exemples âą Le contour dâassiette peut ĂȘtre trĂšs utile quand la personne nâarrive plus Ă piquer les aliments avec la fourchette, mange avec une cuillĂšre, remplit mal cette cuillĂšre et met des aliments en dehors de lâassiette ; âąil existe des couverts adaptĂ©s Ă la main qui ne parvient plus Ă tenir les couverts classiques hĂ©miplĂ©gie, rhumatisme ; âąun verre avec anses sera plus facile Ă saisir ; âąun verre dĂ©coupĂ© sera mieux adaptĂ© en cas de troubles de la dĂ©glutition ; âąenfin, il existe aujourdâhui des protections de repas dont des bavoirs pratiques et jetables avec poches de recueil Ă lâavant et attaches Ă lâarriĂšre Ex TENA Bib ou encore des protĂšge-draps multi-usages Ex ProtĂšge-draps TENA, bien pratiques pour le repas du patient alitĂ©. Quelques techniques pour compenser un manque dâautonomie alimentaire âą Sâassoir en face de la personne aidĂ©e, Ă sa hauteur, afin quâelle puisse voir lâaidant ou le soignant, et suivre ses gestes ; âą respecter le rythme de la personne ; âą respecter ses envies, par exemple, si elle souhaite manger tel aliment avant lâautre, ou alterner ses aliments ; âą expliquer le repas -comme on explique la toilette ou le change- et prĂ©senter les aliments ; âą ne pas oublier de donner Ă boire entre lâentrĂ©e, le plat et le dessert ; âą ne pas cĂ©der Ă la facilitĂ© de prĂ©parer un repas mixĂ© plus facile Ă donner les textures modifiĂ©es repas hachĂ©, repas mixĂ© ne doivent ĂȘtre prĂ©parĂ©es que si lâĂ©tat buccal ou la dĂ©glutition les nĂ©cessitent*. âą la position idĂ©ale pour la personne accompagnĂ©e est la tĂȘte lĂ©gĂšrement penchĂ©e en avant. Cela referme le carrefour aĂ©rodigestif et prĂ©vient le risque de fausses routes ; âą enfin, si la personne est alitĂ©e, il faut lâinstaller en position assise, tĂȘte penchĂ©e en avant, maintenue avec un ou plusieurs oreillers. Il faut sâinstaller Ă sa hauteur et donc sâasseoir Ă cĂŽtĂ© du lit. *Les textures modifiĂ©essont Ă rĂ©server aux cas particuliers âą Le hachĂ© » gĂ©nĂ©ralement seule la viande est hachĂ©e, les lĂ©gumes sont coupĂ©s trĂšs finement. Ce repas est adaptĂ© et rĂ©servĂ© aux personnes dont la dentition ne leur permet plus de mastiquer ; âą Le mixĂ© » lâalimentation mixĂ©e correspond Ă une prĂ©paration en purĂ©e Ă©paisse ou plus ou moins liquide Ă consistance homogĂšne, ne nĂ©cessitant plus dâĂȘtre mĂąchĂ©e. Cette prĂ©paration est adaptĂ©e et rĂ©servĂ©e aux personnes prĂ©sentant une Ă©dentation ou des troubles de la dĂ©glutition. Les aliments ne doivent pas ĂȘtre mĂ©langĂ©s. Il faut respecter les saveurs que lâaidĂ© doit pouvoir identifier. Enrichir lâalimentation Si la personne mange peu, si elle perd du poids, sâil y a risque de dĂ©nutrition, il faut alors enrichir lâalimentation. Les produits de base sont peu coĂ»teux. La prĂ©paration est facile, il sâagit lĂ encore de respecter les goĂ»ts et les habitudes alimentaires du patient. Les ingrĂ©dients enrichissants sont principalement le lait concentrĂ© non sucrĂ©, le fromage rĂąpĂ©, les Ćufs, le jambon⊠On peut donc ainsi enrichir les gratins, potages, purĂ©es et proposer en dessert ou en collation, un entremets riche » de type gĂąteau de riz ou de semoule, pain perdu, lait de poule, crĂšme de marron, crĂšme aux Ćufs, flan, crĂšme glacĂ©e, etc⊠Faire participer la personne Ă lâĂ©laboration du menu, si possible lâemmener faire les courses, sont aussi de bons moyens pour Ă©veiller lâintĂ©rĂȘt et lâappĂ©tit et favoriser la prise alimentaire Visuel Adobe Stock. TĂ©moignage de soignant Je me rappelle que les tartines de fromage fondu avaient un franc succĂšs Ă lâEHPAD oĂč je travaillais. Nous en proposions en fin de repas. Faciles Ă manger, rappels certains de souvenirs anciens, ces tartines disparaissaient trĂšs rapidement. Nous ajoutons aussi du fromage fondu Ă la soupe ». Les soins associĂ©s Ă lâalimentation PrĂ©server la mastication Quel que soit lâĂąge, un contrĂŽle buccodentaire devrait ĂȘtre effectuĂ© rĂ©guliĂšrement afin de dĂ©tecter et traiter les caries, lâinflammation des gencives, la mobilitĂ© ou la perte dentaire ou pour vĂ©rifier que lâappareil dentaire est toujours bien adaptĂ©. De nombreux patients dĂ©ments ne supportent plus leur appareil dentaire, ne le reconnaissent plus et finissent par le percevoir comme un corps Ă©tranger et par le refuser. Le soignant ou lâaidant vont devoir persĂ©vĂ©rer » si lâappareil nâest pas rĂ©guliĂšrement portĂ©, la mĂąchoire sâaffaisse et lâappareil sera de moins en moins adaptĂ©. La personne finit par ĂȘtre condamnĂ©e Ă consommer du mixĂ© ». Pratiquer des soins de bouche rĂ©guliers Ces soins ont pour objectif de rĂ©duire le risque de maladies buccodentaires, mais aussi de maintenir lâhydratation buccale. Une bouche sĂšche est une bouche douloureuse qui refuse lâalimentation. Selon son poids corporel, la personne ĂągĂ©e devra boire entre 1,5 L et 2 L dâeau par jour en fonction du contexte Visuel Adobe Stock Maintenir une bonne hydratation Notre corps est constituĂ© de 60 % dâeau. Le manque dâeau, et son corollaire le manque de sels minĂ©raux, entraĂźnent une dĂ©shydratation. Ses facteurs comprennent des apports liquidiens insuffisants mais aussi les vomissements, la fiĂšvre et la diarrhĂ©e. Savoir reconnaĂźtre une dĂ©shydratation chez la personne ĂągĂ©e, plus vulnĂ©rable Ă la dĂ©shydratation, en particulier en pĂ©riode de canicule, est essentiel ; Dâautant que la sensation de soif diminue avec lâĂąge ; Les reins gĂšrent moins facilement lâexcĂšs de selsminĂ©raux et de toxines. Des apports en liquide rĂ©guliers suffisants sont donc indispensables pour compenser, tout au long de la journĂ©e, lâeau Ă©liminĂ©e sous forme de sueur ou via les urines et les selles. Ainsi, selon son poids corporel, la personne ĂągĂ©e devra boire entre 1,5 L et 2 L dâeau par jour, avec en cas de canicule ou de dĂ©shydratation un demi-litre dâeau supplĂ©mentaire. DĂ©shydratation le test du pli cutanĂ©nâest pas adaptĂ© au patient ĂągĂ© Le critĂšre de la persistance du pli cutanĂ© nâest pas significatif dâune dĂ©shydratation chez la personne ĂągĂ©e âą Le test consiste Ă pincer la peau du dessus du bras, relĂącher. Si le pli persiste, on parle normalement de dĂ©shydratation. âą Ce signe ne vaut que pour un diagnostic chez lâenfant et lâadulte. âą Chez le patient ĂągĂ©, la peau Ă©tant naturellement plus sĂšche, le pli peut persister sans que la personne ne soit dĂ©shydratĂ©e. Alimentation, hydratation et protection du patient ĂągĂ© incontinent Le repas doit aussi rester un moment de plaisir pour le patient incontinent. Quelques routines sâimposent âą Profiter du repas passe par le sentiment dâĂȘtre confortablement installĂ© et au sec ». Il est donc conseillĂ©, avant le repas, dâinterroger la personne sur son sentiment de confort, de propretĂ© et dâeffectuer un contrĂŽle de la protection en utilisant les tĂ©moins de saturation. âą En cas de protection souillĂ©e, le change sâimpose en amont du repas. Il est donc prĂ©fĂ©rable de contrĂŽler la protection et dâeffectuer le change Ă distance et bien avant la prise du repas. Dâautant que lâouverture dâune protection souillĂ©e diffuse des odeurs. Il existe des lingettes prĂ©-imprĂ©gnĂ©es Ex TENA Wet Wipe, pratiques au moment du change, qui nettoient, rĂ©parent et protĂšge en un seul geste Visuel TENA. âą En cas de rĂ©veils nocturnes pour aller aux toilettes et de peur de fuites urinaires il ne faut absolument pas priver la personne de liquide au repas du soir ; les prises hydriques peuvent ĂȘtre lĂ©gĂšrement augmentĂ©es dans la journĂ©e et lĂ©gĂšrement rĂ©duites au dĂźner soupe ou 2 verres dâeau. Les protections devront aussi ĂȘtre adaptĂ©es Ă lâimportance des fuites nocturnes. âą Ainsi, en cas de nycturie, on prĂ©fĂšrera les changes complets ex TENA Slip, les changes complets avec ceinture ex TENA Flex ou encore les grandes protections avec filet ex TENA Comfort et TENA Fix. âą Le principe de visites rĂ©guliĂšres aux toilettes mictions programmĂ©es vaut aussi autour du moment fort » du repas il sâagit dâencourager le proche ou le patient Ă se rendre aux toilettes, et de prĂ©fĂ©rence aprĂšs le repas. Traiter la dĂ©nutrition La dĂ©nutrition ou malnutrition protĂ©ino-Ă©nergĂ©tique » rĂ©sulte dâun dĂ©sĂ©quilibre entre les apports diminution et les besoins augmentation des besoins et/ou des pertes de lâorganisme. Elle se manifeste par des pertes tissulaires, notamment musculaires masse maigre et non grasse et une altĂ©ration des fonctions biologiques. Sa prĂ©valence serait de 30 Ă 50 % chez les sujets hospitalisĂ©s, de 15 Ă 38 % chez les rĂ©sidents vivant en institution et de 4 Ă 10 % chez les personnes suivies au domicile. De nombreux facteurs entrent en ligne de compte, en particulier la solitude, lâisolement social, mais aussi le statut Ă©conomique et lâĂ©tat de santĂ© gĂ©nĂ©ral de la personne ĂągĂ©e. Lâaidant et le soignant Ă domicile ont donc un rĂŽle clĂ© Ă jouer dans la prĂ©vention de la dĂ©nutrition. Les consĂ©quences de la dĂ©nutrition sont multiples et peuvent ĂȘtre sĂ©vĂšres. Elles comprennent la fatigue, lâabsence de renouvellement cellulaire, la rĂ©duction des dĂ©fenses immunitaire, lâaggravation des pathologies prĂ©existantes. Le patient se trouve vite emprisonnĂ© dans une spirale de complications, de perte de masse musculaire sarcopĂ©nie, de plaies et dâinfections chroniques, de fragilitĂ© et de perte dâautonomie, jusquâau risque de dĂ©cĂšs prĂ©maturĂ©. Principaux signes Ă©voquant une dĂ©nutrition âą Perte de poids âą HypoalbuminĂ©mie âą Faible IMC Indice de Masse Corporelle Dans certains cas, le mĂ©decin pourra dĂ©cider de faire rĂ©aliser une Ă©valuation nutritionnelle comportant le questionnaire MNA Mini Nutritionnal Assessment, un questionnement sur les habitudes alimentaires, sur les traitements en cours, un journal alimentaire et un questionnaire sur la santĂ© autoperçue. En cas de dĂ©nutrition avĂ©rĂ©e Le soignant pourra prĂ©coniser dâenrichir les repas soit naturellement, soit avec les CNO ComplĂ©ments Nutritionnels Oraux sur prescription mĂ©dicale. La durĂ©e de cette supplĂ©mentation pourra varier entre 1 Ă 3 mois. Attention, les CNO sont des complĂ©ments, ils ne sont pas une solution de facilitĂ©, ils ne remplacent pas le repas ! Visuel Adobe Stock âą Leur apport est de 30 grammes de protĂ©ines par complĂ©ment de type crĂšme. âą Trop copieux, ils peuvent couper lâappĂ©tit, et la personne peut se limiter Ă consommer le CNO. âą Il sâagit donc de les administrer judicieusement en repĂ©rant le meilleur moment petit dĂ©jeuner, goĂ»ter ou complĂ©ment du dessert si crĂšme ; âą Les CNO existent en versions sucrĂ©e, salĂ©e, liquide soupe ou boisson lactĂ©e, crĂšme, compote, plat, friandise et gĂąteau, chaque prĂ©paration contenant plus ou moins de protĂ©ines ; âą Enfin, toujours en cas de dĂ©nutrition, il est intĂ©ressant de fractionner les repas, jusquâĂ 6 par jour avec une collation en milieu de la matinĂ©e et une collation au moins une heure avant le coucher. âą Dans les cas plus sĂ©vĂšres, le recours Ă un mode de nutrition clinique pourra ĂȘtre envisagĂ©. Ce sujet a fait lâobjet du dĂ©veloppement dâun dossier complet11. Avec la dĂ©nutrition, le risque dâescarre, avec lâincontinence, le risque de DAI Le patient dĂ©nutri est un patient sensible aux atteintes cutanĂ©es et notamment aux escarres plaie consĂ©cutive Ă une hypoxie tissulaire provoquĂ©e par une pression excessive prolongĂ©e, dĂ©nutri et incontinent il est Ă©galement plus vulnĂ©rable au risque de DAI dermite associĂ©e Ă lâincontinence. Escarres infectĂ©es et DAI partagent certains facteurs de risque, dont lâexposition et la macĂ©ration de la peau en contact avec lâurine et/ou les matiĂšres fĂ©cales. Ces deux altĂ©rations cutanĂ©es engendrent pour le patient gĂȘne et douleur avec une vĂ©ritable altĂ©ration de la qualitĂ© de vie et du plaisir du repas. Deux types de prise en charge sâimposent Une supplĂ©mentation pourra ĂȘtre prescrite par le mĂ©decin plusieurs nutriments, tels que lâarginine acide aminĂ©, le zinc, la vitamine A, la vitamine E et la vitamine C, jouent un rĂŽle clĂ© dans la cicatrisation de ces plaies et dans la prĂ©servation de la santĂ© des tissus cutanĂ©s. LâexpĂ©rience montre que la supplĂ©mentation permet de rĂ©duire considĂ©rablement la taille des escarres et lâincidence de la DAI12,13. Les soins cutanĂ©s âą La prise en charge de lâescarre a fait lâobjet de tout un dĂ©veloppement14. âą la recherche montre que certaines crĂšmes nettoyantes Ex TENA Washcream permettent aussi de rĂ©duire la frĂ©quence des lĂ©sions dues Ă lâhumiditĂ© de plus de 70 %, et prĂ©server ainsi la santĂ© cutanĂ©e des patients incontinents15 En cas de DAI, il est conseillĂ© dâutiliser pour âą le change des lingettes respectueuses de la peau Ex TENA Soft Wipe combinĂ©es Ă un nettoyant sans rinçage Nous recommandans la CrĂšme BarriĂšre TENA Barrier Cream, une barriĂšre transparente et hydrophobe, idĂ©ale pour protĂ©ger la peau et prĂ©venir les problĂšmes liĂ©s Ă lâincontinence Que faire en cas de troubles du transit ? La constipation, dĂ©finie par lâabsence de selles pendant 3 jours voire plus, implique de rĂ©agir dĂšs le 3Ăšme jour. La constipation nâest pas une fatalitĂ©. Elle est renforcĂ©e par une paresse intestinale et la diminution de lâactivitĂ© physique. Quelques rĂšgles alimentaires permettent de la prĂ©venir et de la traiter, dans un premier temps, avant dâavoir recours Ă un traitement mĂ©dicamenteux de type laxatifs, sur prescription mĂ©dicale. Ainsi, le transit pourra gĂ©nĂ©ralement ĂȘtre rĂ©tabli avec une alimentation riche en âą fruits prunes, pruneaux, oranges, pommes, poire, melon ; âą lĂ©gumes Ă©pinards, laitue, endives, oignons, poireaux, cruditĂ©s ; âą fibres pain si possible complet, cĂ©rĂ©ales si possible complĂštes riz ou pates, lĂ©gumes et fruits secs ; âą eaux riches en magnĂ©sium HĂ©par, Contrex, Rozana, Quezac⊠avec toujours un apport hydrique suffisant ; Boire un verre dâeau ou de jus dâorange Ă jeun peut aussi faciliter le transit intestinal, tout comme la consommation dâune cuillĂšre Ă cafĂ© dâhuile. Certains aliments sont Ă Ă©viter les fromages, les pĂątisseries, les Ă©pices, le riz blanc, les pĂątes alimentaires, le thĂ©, le cacao, le chocolat, la banane. La diarrhĂ©e et lâincontinence fĂ©cale En cas de diarrhĂ©e plus de 2 selles liquides dans la journĂ©e, un rĂ©gime alimentaire spĂ©cifique sâimpose Ă base de riz blanc, semoule ou pĂątes, carottes cuites contiennent peu de fibres, bananes et fruits cuits. La rĂ©gularisation du transit peut ĂȘtre facilitĂ©e par des complĂ©ments diĂ©tĂ©tiques ou des mĂ©dicaments permettant de rĂ©gulariser la consistance des selles. Certains freinateurs » du transit peuvent Ă©galement ĂȘtre prescrits chez les personnes qui souffrent dâimpĂ©riositĂ©s fĂ©cales notamment aprĂšs les repas. Dans les deux cas, diarrhĂ©e et incontinence fĂ©cale, certains changements alimentaires Ăviter les aliments Ă©picĂ©s et gras, les viandes marinĂ©es et fumĂ©es, les produits laitiers, la cafĂ©ine, lâalcool⊠peuvent permettre dâamĂ©liorer la consistance des selles et de rĂ©duire les Ă©pisodes dâincontinence. DiarrhĂ©e et incontinence fĂ©cale nĂ©cessitent des soins dâhygiĂšnes similaires âą AdaptĂ©es Ă la toilette gĂ©nito-anale, les lingettes soit sĂšches Ex TENA Soft Wipe, soit imprĂ©gnĂ©es de solution lavante TENA Wet Wipe permettent de rĂ©duire les manipulations en hydratant et en protĂ©geant la peau. âą âexposition aux matiĂšres fĂ©cales peut irriter la peau, il est donc important de la protĂ©ger. Il existe Ă©galement des crĂšmes nettoyantes » qui nettoient, rĂ©parent et protĂšgent dĂ©licatement les peaux les plus fragilisĂ©es. De plus ces crĂšmes sont particuliĂšrement indiquĂ©es dans la toilette anale du patient incontinent, en complĂ©ment du change Ex TENA Wash Cream. LĂ encore, on pourra complĂ©ter le soin une crĂšme rĂ©paratrice au zinc Ex TENA Zinc Cream. On pourra complĂ©ter le soin avec une crĂšme rĂ©paratrice au zinc Ex TENA Zinc Cream â Visuel TENA Que faire en cas de fausse-route ? La fausse-route est un trouble liĂ© Ă la dĂ©glutition. RĂ©pĂ©tĂ©e, elle peut ĂȘtre un obstacle Ă la prise rĂ©guliĂšre des repas. Quelques mesures permettent dâen limiter le risque âą faire boire la personne la tĂȘte lĂ©gĂšrement flĂ©chie sur le torse ; âą ne pas utiliser de verre canard avec un couvercle et un bec et prĂ©fĂ©rer un verre dĂ©coupĂ© ; âą proposer de lâeau pĂ©tillante les eaux pĂ©tillantes stimulent le rĂ©flexe de dĂ©glutition et prĂ©viennent donc le risque de fausses routes ; âą Ă©viter certains aliments dont les aliments Ă fils » poireaux, trop durs, qui sâĂ©miettent, qui collent, avec graines ou pĂ©pins ; âą privilĂ©gier une texture mixĂ©e. Toute fausse-route devrait ĂȘtre signalĂ©e au mĂ©decin. Celui-ci pourra conseiller des boissons gĂ©lifiĂ©es ainsi quâun bilan orl qui pourra mieux dĂ©finir le trouble, sa sĂ©vĂ©ritĂ© et ses modes de prise en charge. Attention lâeau gĂ©lifiĂ©e nâenlĂšve pas la sensation de soif. La bouche doit alors ĂȘtre rĂ©guliĂšrement humidifiĂ©e et les soins de bouche effectuĂ©s plus souvent. Les eaux gĂ©lifiĂ©es qui ne sont pas prises en charge par la sĂ©curitĂ© sociale, ne nĂ©cessitent pas de prescription mĂ©dicale. Enfin, un simple yaourt de 125 ml qui apporte 125 ml dâeau peut ĂȘtre une bonne alternative. Lâalimentation du patient dĂ©ment » La technique du manger-main va permettre de retarder le passage Ă lâalimentation mixĂ©e ou aux liquides gĂ©lifiĂ©s Visuel Adobe Stock. La maladie dâAlzheimer et les autres formes de dĂ©mence sont caractĂ©risĂ©es, entre autres symptĂŽmes, par une perte de mĂ©moire progressive gĂ©nĂ©ralement associĂ©e Ă une apraxie difficultĂ© Ă effectuer certains gestes, une aphasie trouble du langage et une agnosie perte de la reconnaissance des objets ou des personnes. Des troubles du comportement et une apathie complĂštent Ă©galement le tableau clinique. Le malade oublie quâil a mangĂ© et ne sait plus Ă quelle heure il doit manger. âą Ainsi, lâaphasie peut entraĂźner des troubles de la dĂ©glutition mais surtout une incapacitĂ© de demander Ă manger ; âą lâapraxie, une difficultĂ© voire une impossibilitĂ© Ă utiliser les couverts, le verre, Ă se servir Ă boire ; âą lâagnosie, une absence de lien cognitif entre les aliments et le fait de manger, ou une non-reconnaissance des couverts et du verre. Le proche ou le patient est alors dans lâincapacitĂ© de sâasseoir le temps du repas, il peut jouer indĂ©finiment avec sa serviette ou avec les aliments, sans les mettre Ă la bouche ; âą lâapathie et la dĂ©pression impactent lâappĂ©tit et le dĂ©sir de manger. Le temps du repas devient alors une Ă©preuve, comment faire ? Lâobjectif principal reste de maintenir lâapport alimentaire et, autant que faire se peut, lâautonomie du patient. Il est frĂ©quent que le patient dĂ©ment ait le rĂ©flexe de porter des aliments Ă sa bouche sans se servir des couverts, et refuse lâaide apportĂ©e par lâaidant. On prĂ©conise alors, face Ă ces comportements, le manger-main ou finger-food ». Le manger-main » La technique consiste en la transformation du repas en Ă©lĂ©ments pouvant ĂȘtre mangĂ©s Ă la main bĂątonnets de lĂ©gumes, terrines, bouchĂ©es, petits cakesâŠ. Son but est de retarder lâapparition de la dĂ©nutrition qui semble inĂ©luctable, consĂ©quence de lâĂ©lĂ©vation des dĂ©penses liĂ©es Ă la dĂ©ambulation, des troubles du comportement retentissant sur la prise alimentaire ; Toutes les techniques vues prĂ©cĂ©demment pour enrichir lâalimentation doivent ĂȘtre utilisĂ©es ; Lâapport alimentaire doit ĂȘtre maintenu ; TĂ©moignage le sandwich aussi ! Il mâest arrivĂ©e en EHPAD de proposer Ă certains patients dĂ©ambulants, refusant de sâasseoir, des sandwichs de pain de mie quâils avalaient avec beaucoup de plaisir et parfois, comprenant que câĂ©tait lâheure du repas, ils acceptaient de sâasseoir 2 secondes puis se relevaient, revenaient. Le repas pouvait durer 1 heure⊠» En conclusion Savoir-faire et savoir-ĂȘtre nourrissent le soignant et lâaidant tout autant que le patient ou le proche. Le savoir-faire, câest connaitre les bons gestes, les bons nutriments, les bons dispositifs dâaide et de soins, acquĂ©rir des rĂ©flexes et mettre en Ćuvre un protocole personnalisĂ© pour optimiser ce soin dâaide au repas au quotidien. Le savoir-ĂȘtre, câest savoir remettre en cause ses propres reprĂ©sentations de lâalimentation au profit du bien-ĂȘtre et du plaisir alimentaire de la personne ĂągĂ©e. Cette Ă©coute nous permet ensuite dâĂȘtre encore plus rigoureux sur la quantitĂ© absorbĂ©e, la rĂ©gularitĂ© des horaires et la dĂ©livrance des soins associĂ©s. Le temps du repas est celui de la nutrition mais reste avant tout un moment de partage et de plaisir. Plaisir dâĂȘtre ensemble, de profiter dâun moment privilĂ©giĂ©, empreint dâattention Ă lâautre, dâaffect. Câest bien souvent, pour la personne aidĂ©e, le dernier des plaisirs Manger, il ne me reste plus que ça », le repas, pour moi, câest le meilleur moment de la journĂ©e ». Biblio 1. Arch Kriminol. 2009 Survival time without food and drink 2. Programme National Nutrition SantĂ© PNNS Nutrition de la Personne ĂągĂ©e Ă destination des Aidants 3. American Journal of Clinical Nutrition doi Whole dairy matrix or single nutrients in assessment of health effects current evidence and knowledge gaps 4. Annual Review of Nutrition June 1, 2016 DOI Nutritional Ecology and Human Health 5. British Journal of Nutrition 30 August 2018 DOI Mediterranean diet and mortality in the elderly a prospective cohort study and a meta-analysis 6. American Academy of Neurologyâs 70th Annual Meeting in Los Angeles from April 21 to 27, 2018 26-Feb-2018 DASH-Style diet associated with reduced risk of depression 7. AHA International Stroke Conference 2018 25 Jan, 2018 MIND diet may slow cognitive decline in stroke survivors 8. La Lettre de la Nutrition AoĂ»t 2017 ALIMENTATION et PLAISIR Miam, rĂ©gale-toi ! par Jean-Michel Lecerf / chef de service nutrition Ă lâInstitut Pasteur de Lille. 9. MinistĂšre de la SantĂ© â Discours dâAgnĂšs Buzyn 2018- JournĂ©e du bon usage du mĂ©dicament 10. FĂ©dĂ©ration Française de Cardiologie ALIMENTATION ĂQUILIBRĂE BIEN MANGER, POUR LE BIEN-ĂTRE 11. SantĂ© log Soins Ă domicile n° 24 2012 DĂ©nutrition et prise en charge Ă domicile du sujet ĂągĂ© 12. Annals of Internal Medicine 2015 doi A Nutritional Formula Enriched with Arginine, Zinc, and Antioxidants for the Healing of Pressure Ulcers a Randomized, Controlled Trial 13. Nutrition 2010 Specific nutritional support accelerates pressure ulcer healing and reduces wound care intensity in non-malnourished patients 14. SantĂ© log Soins Ă domicile n° 49 2016 Les escarres chez la personne ĂągĂ©e 15. Journal of Wound Care 2016 Nonârinse skin cleansers the way forward in preventing incontinence related moisture lesions? 16 .SociĂ©tĂ© Nationale Française de Colo-Proctologie Constipation et incontinence. Voir aussi Guide Mobiqual sur la nutrition, la dĂ©nutrition et lâalimentation de la personne ĂągĂ©e Oct 23, 2020
Aujourd'hui, dĂ©clarer son handicap au travail reste plus que jamais une dĂ©marche personnelle et totalement confidentielle. Bien sĂ»r, on se dĂ©clare dâabord pour soi, pour amĂ©liorer ses conditions de travail, ses relations avec ses collĂšgues, pour amĂ©nager sa carriĂšre, bĂ©nĂ©ficier dâune meilleure Ă©coute, obtenir la compensation de son handicap⊠Mais la dĂ©claration du handicap touche aussi au collectif. Dans ses effets, elle nous concerne tous au quotidien. Que lâon soit en situation de handicap ou non. Parce que chaque nouvelle dĂ©claration est un pas de plus pour changer les mentalitĂ©s et faire avancer les choses⊠pour soi, et pour les autres. Le saviez-vous ? 50% des actifs seront touchĂ©s par une situation de handicap au cours de leur vie 85% des personnes handicapĂ©es le deviennent au cours de leur vie 70% des agents actuellement en situation de handicap ne l'Ă©taient pas lors de leur recrutement. PrĂšs de 80% des handicaps ne sont pas immĂ©diatement visibles. 2 millions de personnes de 15 Ă 64 ans vivant en France mĂ©tropolitaine dans un mĂ©nage ordinaire dĂ©clarent avoir une reconnaissance administrative dâun handicap leur permettant de bĂ©nĂ©ficier de lâobligation dâemploi de travailleurs handicapĂ©s OETH. En ajoutant les personnes qui ont un problĂšme de santĂ© durable accompagnĂ© de restrictions dans la vie quotidienne ou dans lâexercice dâune activitĂ© professionnelle, la population handicapĂ©e dĂ©finie "au sens large" comprend 9,7 millions dâindividus Ătude rĂ©alisĂ©e par la Direction de lâAnimation de la Recherche, des Ătudes et des Statistiques du ministĂšre du travail, de lâemploi et de la santĂ© Tous concernĂ©s mieux connaĂźtre les handicaps et adapter son comportement Chaque handicap est diffĂ©rent. Si la classification des handicaps en grandes familles peut, au premier abord, paraĂźtre rĂ©ductrice, elle a cependant le mĂ©rite d'amorcer un premier pas vers la question du handicap. Le saviez-vous ? 60% des dirigeants et 56% des salariĂ©s affirment avoir changĂ© de regard sur le handicap durant ces trois derniĂšres annĂ©es source AGEFIPH. Une fois sur deux, ce changement est dĂ» Ă une expĂ©rience vĂ©cue dans la vie personnelle ou professionnelle. 2/3 des salariĂ©s se disent "plutĂŽt" ou "tout Ă fait" prĂ©parĂ©s Ă accueillir une personne handicapĂ©e dans leur service donnĂ©es tirĂ©es du baromĂštre national 2011. Quelques conseils, quel que soit le handicap de la personne Ăvitez toute approche compassionnelle. Veillez Ă toujours respecter la limite qui sĂ©pare la vie professionnelle de la vie privĂ©e. Si vous pensez qu'une personne a besoin de votre aide, proposez-la-lui, ne l'imposez pas. En cas de refus ne vous offusquez pas, l'autonomie est souvent le maĂźtre mot de la personne porteuse d'un handicap. Au-delĂ des conseils prodiguĂ©s, l'attitude Ă adopter avec une personne en situation de handicap relĂšve du bon sens. Le handicap, c'est quoi ? Le handicap moteur Le handicap moteur peut se manifester de diffĂ©rentes façons. DifficultĂ©s plus ou moins importantes pour se dĂ©placer communiquer saisir et manipuler des objets effectuer certains gestes, etc. Les troubles moteurs peuvent nĂ©cessiter l'usage de certains Ă©quipements, tels que fauteuil roulant canne bĂ©quille, etc. Dans tous les cas, il est trĂšs important de s'assurer, avant l'arrivĂ©e de l'agent, de l'accessibilitĂ© des locaux dans lesquels il exercera ses fonctions. Handicap moteur et collectif de travail comment se comporter ? Avant l'arrivĂ©e de la personne handicapĂ©e, pensez Ă lui rĂ©server un emplacement de parking proche de l'entrĂ©e de l'Ă©tablissement. Le premier jour, indiquez-lui les passages les plus accessibles pour se dĂ©placer dans les locaux. Veillez Ă©galement Ă faciliter l'accĂšs aux lieux en dĂ©gageant le passage. AmĂ©nagez les rangements de façon Ă ce qu'elle puisse y accĂ©der facilement. Une personne en fauteuil saura vous expliquer comment l'aider Ă gravir un obstacle ou Ă effectuer une action. Si vous ĂȘtes amenĂ© Ă pousser le fauteuil dâune personne en situation de handicap, Ă©vitez les mouvements brusques, anticipez et annoncez les manĆuvres. Si une personne supporte mal la station debout, proposez-lui de s'asseoir. Si vous devez avoir une conversation prolongĂ©e avec une personne en fauteuil, asseyez-vous afin d'ĂȘtre au mĂȘme niveau qu'elle. Si la personne a des difficultĂ©s d'Ă©locution cela ne signifie pas pour autant qu'elle souffre d'un handicap intellectuel. Ăcoutez-la, soyez patient et parlez-lui normalement. Adressez-vous directement Ă la personne handicapĂ©e et non Ă son auxiliaire. Ce dernier n'est pas votre interlocuteur mais son accompagnateur. Parlez de façon habituelle et n'hĂ©sitez pas Ă employer les termes "marcher", "courir", etc. Le handicap d'origine sensorielle Le handicap d'origine visuelle Alors que le sens que nous mettons le plus Ă contribution pour apprĂ©hender notre environnement est la vue, les personnes souffrant d'un handicap visuel doivent le compenser par le toucher, l'ouĂŻe, l'odorat et la perception des mouvements. Elles apprĂ©hendent le monde extĂ©rieur d'une autre façon. Les personnes aveugles ou malvoyantes se dĂ©placent gĂ©nĂ©ralement avec une canne blanche et/ou accompagnĂ©es d'un chien. Afin que la prĂ©sence du chien ne soit pas un obstacle supplĂ©mentaire dans l'accĂšs Ă la vie de la citĂ©, les transports, les lieux publics ainsi que ceux permettant une activitĂ© professionnelle, formatrice ou Ă©ducative, sont autorisĂ©s aux chiens guides d'aveugles. En outre, ces animaux sont dispensĂ©s du port de la museliĂšre. La personne malvoyante reste une personne voyante, parfois Ă un trĂšs faible degrĂ©, qui prĂ©sente des besoins spĂ©cifiques. Elle peut avoir besoin de s'approcher trĂšs prĂšs des objets pour les reconnaĂźtre. L'intĂ©gration de la personne malvoyante dans le milieu professionnel peut passer par l'utilisation d'une aide technique, qu'elle soit optique loupe, lampe-loupe, systĂšme tĂ©lescopique, Ă©lectronique tĂ©lĂ©-agrandisseur portable connectĂ© Ă un ordinateur, ou informatique logiciel de grossissement des caractĂšres, Ă©cran agrandi, etc.. Dans tous les cas, il convient d'accorder une importance particuliĂšre Ă l'ambiance lumineuse de son poste de travail. Celle-ci devra ĂȘtre adaptĂ©e Ă la forme de malvoyance dont souffre l'agent vision tubulaire, vision pĂ©riphĂ©rique, vision altĂ©rĂ©e, etc.. Handicap d'origine visuelle et collectif de travail comment se comporter ? Pour capter l'attention d'une personne dĂ©ficiente visuelle, appelez-la par son nom/prĂ©nom. Dans un lieu bruyant il se peut qu'elle ait des difficultĂ©s Ă Ă©valuer si l'on s'adresse Ă elle ou Ă son voisin, touchez-lui lĂ©gĂšrement l'Ă©paule pour vous faire remarquer. Si la personne ne connaĂźt pas le son de votre voix, prĂ©sentez-vous. Lorsqu'elle doit se dĂ©placer, offrez-lui votre aide. Si elle l'accepte, vous pouvez lui demander la façon dont elle prĂ©fĂšre ĂȘtre guidĂ©e. Elle peut tenir votre bras, poser sa main sur votre Ă©paule ou ĂȘtre guidĂ©e verbalement. Il peut Ă©galement ĂȘtre nĂ©cessaire d'ajouter des indications orales. PrĂ©cisez lorsque vous allez contourner un obstacle et annoncez la premiĂšre et la derniĂšre marche d'un escalier. Si la personne est accompagnĂ©e d'un chien, n'oubliez pas qu'il travaille et ne doit pas ĂȘtre perturbĂ©. Demandez l'autorisation Ă son maĂźtre avant de le caresser. Vous pouvez employer naturellement le vocabulaire de la vision, "auriez-vous vu M. Untel ?". - Vous pouvez lui dĂ©crire l'environnement, notamment en cas de bruit ou d'odeur surprenante. Ne dĂ©placez pas les objets sans l'en avertir, elle risquerait de peiner Ă les retrouver. Avant de diriger une personne vers un siĂšge expliquez-lui de quel type d'assise il s'agit fauteuil, chaise, tabouret, etc.. Ensuite, pour l'aider Ă s'asseoir il suffit de placer sa main sur le dossier de la chaise qui lui est destinĂ©e et de la laisser faire. Avancez la chaise si celle-ci est poussĂ©e sous une table. PrĂ©venez quand vous quittez une piĂšce, afin qu'elle se rende compte de votre sortie. Le handicap d'origine auditive Le terme handicap auditif dĂ©signe diffĂ©rents types de dĂ©ficiences, pouvant toucher une seule oreille et aller d'une surditĂ© lĂ©gĂšre Ă une surditĂ© profonde. Les surditĂ©s sont classĂ©es, selon le degrĂ© de gravitĂ© de la dĂ©ficience, en dĂ©ficience auditive lĂ©gĂšre, moyenne, sĂ©vĂšre ou profonde. En fonction du degrĂ© de gravitĂ©, les personnes sourdes ou malentendantes devront mettre en place certains types de compensations. Pour accĂ©der Ă l'information et pour communiquer, les personnes sourdes profondes s'appuieront surtout sur le visuel et le gestuel. Les personnes malentendantes auront, elles, la plupart du temps, recours Ă des prothĂšses auditives. Ces compensations requiĂšrent de la part de la personne handicapĂ©e un surcroĂźt de concentration, souvent gĂ©nĂ©rateur de fatigue. Les personnes malentendantes Ă©quipĂ©es de prothĂšses auditives resteront gĂȘnĂ©es dans des lieux bruyants ou lorsqu'il y a un bruit de fond. Les personnes sourdes peuvent avoir des difficultĂ©s Ă maĂźtriser la puissance de leur voix car elles n'ont pas conscience du bruit qu'elles gĂ©nĂšrent. Handicap d'origine auditive et collectif de travail comment se comporter ? Lorsque vous vous adressez Ă une personne porteuse d'un handicap auditif il est inutile de hausser le ton. Parlez lentement, faites des phrases courtes et utilisez des mots simples. Articulez afin qu'elle puisse lire plus facilement sur vos lĂšvres. Pensez Ă vous installer dans un endroit bien Ă©clairĂ© attention au contre-jour. Si vous rencontrez des obstacles lors d'une conversation avec la personne, proposez-lui d'Ă©crire. D'une maniĂšre gĂ©nĂ©rale, Ă©crivez les nombres et les noms propres. Pour pallier les difficultĂ©s induites par l'impossibilitĂ© de communiquer par tĂ©lĂ©phone, utilisez les courriels, les SMS ou le fax. Ne parlez pas en marchant. Si des rĂ©unions sont organisĂ©es, prĂ©voyez, selon le cas, un interprĂšte en LSF ou langage parlĂ© complĂ©tĂ© ou un systĂšme de vĂ©lotypie mĂ©thode de saisie qui permet le sous-titrage en temps rĂ©el. Il existe Ă©galement des systĂšmes de traduction Ă distance qui fonctionnent sur internet. Communiquer avec une personne malentendante En complĂ©ment des aides auditives, les personnes porteuses d'un handicap auditif disposent de divers moyens de communication La lecture labiale en fonction de la forme que prend la bouche pour expulser diffĂ©rents sons, certaines personnes parviennent Ă "lire sur les lĂšvres". Cet exercice demande une grande concentration et n'est pas toujours applicable lors des conversations Ă plusieurs. Le langage parlĂ© complĂ©tĂ© il permet de coder avec la main tous les sons de la langue française. La langue des signes la langue des signes française LSF a Ă©tĂ© reconnue comme Ă©tant une langue Ă part entiĂšre par la loi du 11 fĂ©vrier 2005. C'est une langue visuelle qui associe gestes, mouvements corporels, expressions du visage, elle possĂšde sa propre grammaire et syntaxe. Le handicap d'origine intellectuelle La dĂ©ficience intellectuelle n'est pas une maladie. Elle se caractĂ©rise par un fonctionnement intellectuel infĂ©rieur Ă la moyenne auquel sont gĂ©nĂ©ralement associĂ©es des limitations, notamment au niveau de la comprĂ©hension, des connaissances et de la cognition ce qui a trait Ă l'abstraction, la mĂ©moire, l'orientation dans l'espace, la dĂ©duction, etc.. Le degrĂ© d'autonomie de la personne varie en fonction du niveau de son retard mental. Une dĂ©ficience lĂ©gĂšre permet gĂ©nĂ©ralement de s'adapter sans grandes difficultĂ©s au poste de travail. D'une façon gĂ©nĂ©rale, les personnes souffrant d'une dĂ©ficience intellectuelle doivent pouvoir s'appuyer sur des repĂšres spatiaux et temporels de façon Ă se sentir en sĂ©curitĂ©. Il est donc important d'en tenir compte dans leur environnement de travail, notamment dans sa dimension relationnelle. Handicap d'origine intellectuelle et collectif de travail comment se comporter ? Soyez simples et accueillants. Parlez lentement, utilisez des mots simples et laissez le temps Ă la personne de comprendre et de rĂ©pondre. Ne manifestez pas d'impatience, soyez attentif Ă ce que la personne souhaite vous expliquer. Ne soyez pas surpris par les manifestations de proximitĂ© que la personne peut vous tĂ©moigner tutoiement, etc.. Le handicap psychique Une personne souffrant d'une maladie psychique prĂ©sente diffĂ©rents troubles de la personnalitĂ© n'affectant pas gĂ©nĂ©ralement ses capacitĂ©s intellectuelles, mais pouvant avoir des incidences sur la pensĂ©e, le comportement ou bien l'affectivitĂ©. Plus particuliĂšrement, ce type de maladie affecte les qualitĂ©s relationnelles, peut conduire Ă une certaine rigiditĂ© de raisonnement, Ă des problĂšmes de concentration et entraĂźne des difficultĂ©s Ă s'adapter Ă la vie en sociĂ©tĂ©. Le handicap psychique rĂ©sulte de diffĂ©rentes maladies psychoses, troubles bipolaires, troubles graves de la personnalitĂ©, etc. ou de certaines pathologies traumatisme crĂąnien, etc.. Il nĂ©cessite gĂ©nĂ©ralement des soins de longue durĂ©e. Les troubles peuvent ĂȘtre d'intensitĂ© variable. L'adaptation au poste de travail dĂ©pend du degrĂ© de gravitĂ© et de la nature du handicap. Ainsi, une personne dĂ©pressive, tout en Ă©tant fragile, peut tout Ă fait s'insĂ©rer dans une Ă©quipe. L'environnement immĂ©diat et l'ambiance de travail jouent bien sĂ»r un rĂŽle prĂ©pondĂ©rant. L'intĂ©gration sera d'autant plus aisĂ©e que la personne aura Ă©tĂ© bien accueillie et reconnue dans ses compĂ©tences. Handicap psychique et collectif de travail comment se comporter ? Soyez patients, ne vous montrez pas agressifs. Mettez vos prĂ©jugĂ©s de cĂŽtĂ©. Ăvitez l'isolement de la personne, l'Ă©volution brusque de l'environnement de travail, trop de sollicitations simultanĂ©es. Le trouble de santĂ© invalidant Certaines maladies sclĂ©rose en plaques, cancer, VIH, diabĂšte, hyperthyroĂŻdie, etc. entraĂźnent des dĂ©ficiences ou des contraintes plus ou moins importantes qui peuvent ĂȘtre momentanĂ©es, permanentes ou Ă©volutives. La fatigue induite par la maladie et/ou son traitement devra Ă©galement ĂȘtre prise en compte. Contrairement aux diffĂ©rentes dĂ©ficiences Ă©voquĂ©es prĂ©cĂ©demment, liĂ©es Ă l'altĂ©ration d'une fonction motrice, sensorielle, mentale... ces maladies impliquent souvent, principalement pour des raisons liĂ©es Ă la fatigue, une activitĂ© rĂ©duite, en termes de charge de travail ou de durĂ©e. Ces troubles et leurs consĂ©quences sont trop diversifiĂ©s pour pouvoir ĂȘtre dĂ©taillĂ©s. NĂ©anmoins, l'attitude Ă adopter relĂšve du bon sens. Elle requiert Ă©galement des qualitĂ©s comme la discrĂ©tion, le tact et le respect de la personne. Tous concernĂ©s accompagner l'apparition du handicap ou de l'inaptitude en cours de carriĂšre L'apparition du handicap en cours de carriĂšre est la situation la plus frĂ©quente. Il est indispensable que l'agent se dĂ©clare de façon prĂ©coce afin de pouvoir anticiper les amĂ©nagements. De nombreux dispositifs sont prĂ©vus pour accompagner les agents concernĂ©s. Le chef d'Ă©tablissement ou de service peut solliciter l'aide de diffĂ©rents intervenants le correspondant handicap acadĂ©mique ou de lâadministration centrale selon le statut et l'affectation de l'agent le directeur des ressources humaines du rectorat ou du service dĂ©partemental de l'Ă©ducation nationale. Ces acteurs saisiront le mĂ©decin de prĂ©vention. Ă la suite de son avis, le correspondant handicap et l'Ă©quipe des ressources humaines Ă©tudieront les solutions pouvant ĂȘtre envisagĂ©es. Le saviez-vous ? Pour les personnels techniques, ouvriers et de service exerçant leurs fonctions au sein des Ă©tablissements d'enseignement et appartenant statutairement Ă la fonction publique territoriale, les acteurs en charge du handicap sont le correspondant handicap et le DRH de la collectivitĂ© territoriale employeur commune, dĂ©partement, rĂ©gion. Quelles solutions peut-on envisager ? Il faut, en premier lieu, se demander si des amĂ©nagements de poste pourraient compenser le handicap. Ce n'est que si cette solution est Ă©cartĂ©e que les autres possibilitĂ©s pourront ĂȘtre envisagĂ©es. Lorsque l'inaptitude est dĂ»ment constatĂ©e, plusieurs possibilitĂ©s peuvent ĂȘtre examinĂ©es par l'Ă©quipe des ressources humaines lâaffectation sur un autre emploi du mĂȘme grade, le reclassement, la dĂ©finition du projet professionnel de lâagent, lâamĂ©nagement matĂ©riel du poste de travail, lâallĂšgement de service, lâaffectation sur poste adaptĂ©. L'affectation sur un autre emploi du mĂȘme grade Si l'amĂ©nagement de poste de l'agent est impossible ou insuffisant, l'Ă©quipe des ressources humaines examine la possibilitĂ© d'affecter l'agent sur un autre emploi du mĂȘme grade dont les conditions de service sont compatibles avec son handicap/inaptitude. Si la demande de rĂ©intĂ©gration de l'agent fait suite Ă un congĂ© de maladie uniquement congĂ© longue maladie, congĂ© longue durĂ©e ou congĂ© ordinaire de plus de six mois, la nouvelle affectation est prononcĂ©e aprĂšs avis du comitĂ© mĂ©dical. Sinon, l'avis du mĂ©decin de prĂ©vention peut ĂȘtre suffisant. Le reclassement Dans le cas oĂč l'Ă©tat de santĂ© de l'agent ne permet ni l'amĂ©nagement de poste, ni l'affectation sur un autre emploi du mĂȘme grade, le comitĂ© mĂ©dical doit ĂȘtre saisi pour constater l'inaptitude temporaire ou dĂ©finitive de l'agent et la nĂ©cessitĂ© Ă©ventuelle de le reclasser dans un autre corps. L'Ă©quipe des ressources humaines propose alors par Ă©crit Ă l'agent plusieurs emplois susceptibles d'ĂȘtre pourvus par la voie du dĂ©tachement et l'invite Ă prĂ©senter une demande de reclassement dans un autre corps. Les propositions correspondent Ă un projet professionnel prĂ©cis. Si l'administration n'est pas en mesure de proposer de tels emplois, elle doit motiver sa dĂ©cision et l'agent sera alors mis Ă la retraite pour invaliditĂ©. Cette procĂ©dure de reclassement nĂ©cessitant des dĂ©lais assez longs, il est important de rappeler que les Ă©quipes des ressources humaines doivent ĂȘtre alertĂ©es le plus tĂŽt possible afin de pouvoir l'anticiper, voire proposer une pĂ©riode prĂ©paratoire au reclassement PPR. Il est possible de bĂ©nĂ©ficier d'un reclassement dans un corps supĂ©rieur, Ă©quivalent ou infĂ©rieur selon les modalitĂ©s retenues par les statuts particuliers de ces corps sous rĂ©serve de remplir les conditions d'anciennetĂ© fixĂ©es par ces statuts. Lorsque l'agent est reclassĂ© dans un corps infĂ©rieur, il conserve l'indice dĂ©tenu dans son corps d'origine. Pour les maĂźtres du privĂ©, le reclassement peut ĂȘtre effectuĂ© uniquement dans un emploi d'enseignement correspondant Ă une autre Ă©chelle de rĂ©munĂ©ration ou dans une autre discipline d'enseignement article R 914-81 du code de l'Ă©ducation. La dĂ©finition du projet professionnel de l'agent L'investissement de l'agent et la dĂ©finition d'un projet professionnel rĂ©aliste et rĂ©alisable sont indispensables Ă la rĂ©ussite de sa reconversion. Au cours de cette dĂ©marche il sera accompagnĂ© par diffĂ©rents intervenants le correspondant handicap, le directeur des ressources humaines, le mĂ©decin de prĂ©vention, le conseiller mobilitĂ© carriĂšre, etc. En outre, il est recommandĂ© Ă l'agent de procĂ©der Ă un bilan de compĂ©tences, pour l'aider Ă affiner son projet professionnel, et de suivre toutes les formations nĂ©cessaires. Ces dispositifs, pris en charge par le FIPHFP, constituent en effet un atout indĂ©niable pour rĂ©ussir sa reconversion. L'amĂ©nagement matĂ©riel du poste de travail Les amĂ©nagements de poste peuvent ĂȘtre de diffĂ©rents ordres. Une liste dĂ©taillĂ©e figure dans le catalogue des aides publiĂ© sur le site du FIPHFP Il peut s'agir de mise Ă disposition de matĂ©riels spĂ©cifiques tels que ordinateurs tableau blanc interactif rĂ©troprojecteur micro synthĂšse vocale terminal braille scanner logiciel d'agrandissement mobilier adaptĂ© prothĂšses auditives, etc. L'amĂ©nagement du poste de travail peut Ă©galement consister en un amĂ©nagement des horaires. Cet amĂ©nagement horaire prĂ©vu par la loi ne consiste pas en un allĂšgement de service il s'agit de voir de quelle maniĂšre l'emploi du temps de l'agent peut ĂȘtre amĂ©nagĂ© pour tenir compte de soins ou d'une fatigabilitĂ© Ă©ventuelle. Pour les personnes qui ne sont pas dans la capacitĂ© de travailler Ă temps plein, la loi a prĂ©vu le temps partiel de droit. Pour organiser un amĂ©nagement de poste, l'avis prĂ©alable du mĂ©decin de prĂ©vention est obligatoire. C'est le correspondant handicap de l'acadĂ©mie ou la personne ressource pour les Ă©tablissements d'enseignement supĂ©rieur, qui est chargĂ© de mettre en Ćuvre les amĂ©nagements nĂ©cessaires. Cet interlocuteur privilĂ©giĂ© contacte le mĂ©decin et invite l'agent Ă le rencontrer. Si besoin, l'avis d'un ergonome peut ĂȘtre demandĂ©. L'allĂšgement de service De façon exceptionnelle, l'agent peut, en raison de son Ă©tat de santĂ©, bĂ©nĂ©ficier d'un temps de travail rĂ©duit tout en continuant de percevoir l'intĂ©gralitĂ© de son traitement. Si l'agent reste sur son poste, cet allĂšgement porte au maximum sur le tiers des obligations rĂ©glementaires de service. NĂ©anmoins, si l'agent est affectĂ© sur un poste adaptĂ©, l'allĂšgement peut porter sur la moitiĂ© de ces obligations. Cette dĂ©rogation au droit commun est accordĂ©e pour une annĂ©e scolaire ou pour une durĂ©e infĂ©rieure. Sa reconduction l'annĂ©e suivante n'est pas automatique mais peut ĂȘtre envisagĂ©e. L'affectation sur poste adaptĂ© Ce dispositif est destinĂ© aux personnels enseignants, d'Ă©ducation et d'orientation du premier et du second degrĂ©s exerçant dans les Ă©tablissements d'enseignement scolaire public. Ils doivent prĂ©senter leurs demandes selon le calendrier fixĂ© par l'acadĂ©mie circulaire annuelle. Dans tous les cas, l'avis du mĂ©decin de prĂ©vention est requis, ainsi que l'avis des commissions administratives paritaires. L'enseignement privĂ© n'est concernĂ© que par les amĂ©nagements matĂ©riels et les allĂ©gements de service. Cette affectation permet aux personnels enseignants d'exercer des fonctions de nature diffĂ©rente. Elle peut rĂ©pondre Ă deux types de dĂ©marches la prĂ©paration d'un retour aux fonctions d'enseignement devant des Ă©lĂšves une rĂ©orientation professionnelle. Il existe deux formes de postes adaptĂ©s l'affectation sur un poste adaptĂ© de courte durĂ©e PACD est prononcĂ©e pour une durĂ©e d'un an, renouvelable deux fois. Elle peut s'exercer dans tout service ou Ă©tablissement relevant du ministĂšre de l'Ă©ducation nationale ou au sein d'un Ă©tablissement relevant du ministĂšre de l'enseignement supĂ©rieur et de la recherche. Les agents peuvent Ă©galement bĂ©nĂ©ficier d'une mise Ă disposition auprĂšs d'un organisme ou d'une autre administration. l'affectation sur un poste adaptĂ© de longue durĂ©e PALD est prononcĂ©e pour une durĂ©e de quatre ans et peut ĂȘtre renouvelĂ©e sans limite. Elle ne peut s'exercer que dans un service ou Ă©tablissement relevant du ministĂšre de l'Ă©ducation nationale. Dans les deux cas, l'affectation relĂšve du recteur pour le second degrĂ© ou, par dĂ©lĂ©gation, du directeur acadĂ©mique des services de l'Ă©ducation nationale DA-SEN pour le premier degrĂ©. Dans l'enseignement privĂ©, les affectations sont possibles uniquement sur des postes de documentation. Les personnels enseignants bĂ©nĂ©ficiant de ces postes adaptĂ©s doivent ĂȘtre dans une dĂ©marche dynamique de retour Ă l'emploi. Ceux qui envisagent une reconversion professionnelle doivent profiter de cette pĂ©riode pour procĂ©der Ă©ventuellement Ă un bilan de compĂ©tences et suivre des formations les prĂ©parant Ă leurs futures fonctions. Les affectations sur postes adaptĂ©s au Cned sont exclusivement rĂ©servĂ©es aux personnels enseignants atteints d'une affection chronique invalidante comportant des sĂ©quelles dĂ©finitives les rendant dĂ©finitivement inaptes Ă un retour devant les Ă©lĂšves ou une reconversion et relevant d'un exercice Ă domicile de l'emploi. Personnes en situation de handicap connaĂźtre ses droits et se dĂ©clarer La loi prĂ©voit un certain nombre de droits spĂ©cifiques aux personnels en situation de handicap cf. supra amĂ©nagement de poste, amĂ©nagement horaire, formations adaptĂ©es etc. Pour faire valoir ces droits, il est nĂ©cessaire de dĂ©clarer son handicap. En effet, grĂące Ă la loi du 11 fĂ©vrier 2005 pour l'Ă©galitĂ© des droits et des chances, la participation et la citoyennetĂ© des personnes handicapĂ©es, de nouveaux droits ont Ă©tĂ© instaurĂ©s pour les personnes en situation de handicap, ainsi que pour de nouveaux bĂ©nĂ©ficiaires. Afin de garantir le respect du principe d'Ă©galitĂ© de traitement Ă l'Ă©gard des travailleurs handicapĂ©s, les consĂ©quences du handicap sont compensĂ©es dans le cadre de travail. L'employeur prend les mesures nĂ©cessaires aux besoins des personnes en situation de handicap pour permettre notamment le plein exercice de leur autonomie. L'objectif Ă©tant de faciliter l'accĂšs Ă l'emploi, de favoriser son exercice dans la durĂ©e, de permettre au personnel de progresser et de bĂ©nĂ©ficier de formations adaptĂ©es Ă ses besoins, une dĂ©claration prĂ©coce du handicap permet. Quels sont ces droits, comment les faire appliquer, quelles dĂ©marches entreprendre ? Votre accĂšs Ă lâemploi est facilitĂ© AmĂ©nagement des Ă©preuves des concours Recrutement direct possible par la voie contractuelle Votre travail est organisĂ© en fonction de votre handicap Horaires adaptĂ©s Temps partiel de droit AmĂ©nagement du poste de travail Votre carriĂšre professionnelle est adaptĂ©e PrioritĂ© pour les mutations, dĂ©tachements et mises Ă disposition PossibilitĂ© de dĂ©part anticipĂ© Ă la retraite dĂšs 55 ans Droit Ă des formations adaptĂ©es au handicap Connaissez-vous ces autres possibilitĂ©s ? Mise Ă disposition dâune assistance humaine Bonification des chĂšques vacances Le saviez-vous ? Au cours de lâannĂ©e 2019, au sein du ministĂšre de lâĂducation nationale 3 512 bĂ©nĂ©ficiaires de l'obligation d'emploi BOE ont bĂ©nĂ©ficiĂ© dâau moins un amĂ©nagement de leur poste de travail mobilier, matĂ©riel informatique, Ă©tude ergonomiqueâŠ. 760 agents en situation de handicap ont Ă©tĂ© accompagnĂ©s par un auxiliaire dans lâexercice de leurs activitĂ©s professionnelles 731 accompagnants pour un total de 16 747 heures hebdomadaires. Les dĂ©penses liĂ©es Ă lâaccessibilitĂ© au poste de travail ou aux locaux professionnels sont entiĂšrement pris en charge par le ministĂšre plus de 87,7 kâŹ. Faire valoir vos droits ConnaĂźtre vos droits Les amĂ©nagements de poste L'administration finance l'amĂ©nagement du poste de travail par l'adaptation ou l'achat des machines, outillages et Ă©quipements individuels nĂ©cessaires aux travailleurs handicapĂ©s dans l'exercice de leurs fonctions. Un accompagnement humain assistant peut Ă©galement ĂȘtre prĂ©vu dans certains cas. Le refus de prendre ces mesures constituerait une discrimination. Dans ce cas, l'intĂ©ressĂ© lui-mĂȘme ou toute association peut exercer en justice toutes actions relatives Ă ces discriminations. Les amĂ©nagements horaires Des amĂ©nagements horaires pour faciliter l'exercice professionnel ou le maintien dans l'emploi sont accordĂ©s, en tenant compte des nĂ©cessitĂ©s de fonctionnement du service, aux personnes en situation de handicap ou d'inaptitude. Des amĂ©nagements d'horaires sont Ă©galement accordĂ©s Ă tout fonctionnaire, sous les mĂȘmes conditions, pour lui permettre d'accompagner une personne handicapĂ©e. Celle-ci peut ĂȘtre son conjoint, concubin, la personne avec laquelle il a conclu un pacte civil de solidaritĂ©, un enfant Ă charge, un ascendant ou une personne accueillie Ă son domicile et qui nĂ©cessite la prĂ©sence d'une tierce personne. Attention l'amĂ©nagement horaire prĂ©vu par la loi ne consiste pas en un allĂšgement de service. Il s'agit de voir de quelle maniĂšre l'emploi du temps de l'agent peut ĂȘtre amĂ©nagĂ© pour tenir compte de soins ou d'une fatigabilitĂ© Ă©ventuelle. Pour les personnes qui ne sont pas dans la capacitĂ© de travailler Ă temps plein, la loi a prĂ©vu le temps partiel de droit. Les formations adaptĂ©es au handicap et spĂ©cifiques au handicap Les personnes handicapĂ©es ont accĂšs Ă toutes les formations offertes aux agents et celles-ci doivent ĂȘtre adaptĂ©es Ă leurs besoins, le cas Ă©chĂ©ant. Par ailleurs, elles peuvent bĂ©nĂ©ficier, aprĂšs avis du mĂ©decin de prĂ©vention, de formations spĂ©cifiques relatives Ă leur handicap apprentissage de techniques palliatives, formation Ă l'utilisation des matĂ©riels ou logiciels adaptĂ©s, etc.. Le temps partiel de droit L'autorisation d'accomplir un service Ă temps partiel est accordĂ©e de plein droit aux personnels en situation de handicap, aprĂšs avis du mĂ©decin de prĂ©vention. Leur rĂ©munĂ©ration est alors calculĂ©e selon la rĂ©glementation relative au temps partiel. La prioritĂ© pour les mutations, dĂ©tachements, mises Ă disposition Cette prioritĂ© est accordĂ©e aux personnes en situation de handicap si la demande de mutation est assortie d'un avis du mĂ©decin de prĂ©vention ou du mĂ©decin conseiller technique. Si les possibilitĂ©s de mutation sont insuffisantes dans leur corps, ces mĂȘmes bĂ©nĂ©ficiaires peuvent obtenir une prioritĂ© pour un dĂ©tachement ou une mise Ă disposition. Le dĂ©tachement et la mise Ă disposition ne sont pas applicables aux maĂźtres de l'enseignement privĂ©. Les chĂšques vacances Pour les agents handicapĂ©s en activitĂ© rĂ©pondant aux conditions requises pour pouvoir bĂ©nĂ©ficier des chĂšques vacances, la bonification versĂ©e par l'Ătat est augmentĂ©e de 30% par le FIPHFP. Consultez le site pour toute information complĂ©mentaire Les conditions avantageuses de dĂ©part Ă la retraite Les fonctionnaires en situation de handicap peuvent bĂ©nĂ©ficier dâun dĂ©part anticipĂ© dĂšs 55 ans, sous rĂ©serve de remplir les trois conditions cumulatives suivantes Une condition de handicap incapacitĂ© permanente au moins Ă©gale Ă 50% ou qualitĂ© de travailleur handicapĂ© art. L5213-1 du code du travail avant le 31 dĂ©cembre 2015 Une condition de durĂ©e dâassurance minimale avec le handicap. Une condition de durĂ©e dâassurance cotisĂ©e minimale avec le handicap. Il leur appartient de sâadresser au bureau de gestion cellules retraites dont ils relĂšvent pour obtenir de plus amples informations. Le fonctionnaire atteint d'une invaliditĂ© d'au moins 80% Ă la date de sa demande de dĂ©part anticipĂ©, mais n'ayant pas tous les justificatifs administratifs de cette incapacitĂ©, peut demander l'examen de son dossier mĂ©dical par une commission nationale, dans les conditions prĂ©vues par le dĂ©cret n°2017-999 du 10 mai 2017 relatif au droit Ă la retraite des personnes handicapĂ©es. Comment faire valoir vos droits ? Se faire reconnaĂźtre travailleur handicapĂ© Les droits sont liĂ©s au statut de bĂ©nĂ©ficiaire de lâobligation dâemploi BOE de lâagent concernĂ© cf. infra, la catĂ©gorie les plus connue Ă©tant la reconnaissance de la qualitĂ© de travailleur handicapĂ© RQTH. La RQTH est dĂ©livrĂ©e pour de nombreuses maladies et limitations, y compris pour des personnes ayant dĂ©jĂ le statut de fonctionnaire. Les personnes souhaitant lâobtenir sont invitĂ©es Ă contacter la maison dĂ©partementale des personnes handicapĂ©es MDPH du dĂ©partement oĂč elles rĂ©sident. Celle-ci leur fournira toutes les informations utiles et les formulaires nĂ©cessaires ces derniers sont aussi disponibles dans les mairies. La MDPH peut Ă©galement dĂ©terminer le taux d'incapacitĂ© et dĂ©livrer une carte d'invaliditĂ©, qui permet de bĂ©nĂ©ficier notamment d'avantages fiscaux se renseigner Ă ImpĂŽts services - 0809 401 401. Un dĂ©lai de plusieurs mois Ă©tant souvent nĂ©cessaire pour ces dĂ©marches, il est vivement conseillĂ© de ne pas attendre d'avoir besoin de ces documents pour les demander. L'Ă©ventuelle prise en charge ultĂ©rieure en sera ainsi facilitĂ©e. Consultez le site de la maison dĂ©partementale des personnes handicapĂ©es DĂ©clarer sa situation de handicap Ă son employeur La dĂ©claration de travailleur handicapĂ© doit toujours relever d'une dĂ©marche volontaire de l'agent. Les personnes ayant la qualitĂ© de bĂ©nĂ©ficiaire de l'obligation d'emploi BOE peuvent se dĂ©clarer au moment de la campagne annuelle de recensement ou Ă tout moment auprĂšs du correspondant handicap de l'acadĂ©mie. Cet interlocuteur leur assure une totale confidentialitĂ© des Ă©changes. Afin que la compensation du handicap puisse se mettre en place de façon optimale, il est important que la personne BOE dĂ©clare son handicap le plus tĂŽt possible. De fait, une dĂ©claration prĂ©coce permet d'anticiper les besoins et de mettre en place les amĂ©nagements nĂ©cessaires et/ou le processus de reconversion. C'est Ă partir de ce signalement que pourra ĂȘtre dĂ©finie la solution la mieux adaptĂ©e Ă la situation de l'agent pour le maintenir en position d'activitĂ©. Le saviez-vous ? 70% des personnes handicapĂ©es actuellement en poste n'Ă©taient pas en situation de handicap au moment de leur recrutement. Qui sont les bĂ©nĂ©ficiaires de l'obligation d'emploi ? article L5212-13 du code du travail Les travailleurs reconnus handicapĂ©s par la commission des droits et de l'autonomie. Les victimes d'accidents du travail ou de maladies professionnelles ayant entraĂźnĂ© une incapacitĂ© permanente au moins Ă©gale Ă 10% et titulaires d'une rente attribuĂ©e au titre du rĂ©gime gĂ©nĂ©ral de sĂ©curitĂ© sociale ou de tout autre rĂ©gime de protection sociale obligatoire. Les titulaires d'une pension d'invaliditĂ© attribuĂ©e au titre du rĂ©gime gĂ©nĂ©ral de sĂ©curitĂ© sociale, de tout autre rĂ©gime de protection sociale obligatoire ou au titre des dispositions rĂ©gissant les agents publics Ă condition que l'invaliditĂ© des intĂ©ressĂ©s rĂ©duise au moins des deux tiers leur capacitĂ© de travail ou de gain. Les invalides de guerre titulaires d'une pension militaire d'invaliditĂ© en raison de blessures reçues ou de maladies contractĂ©es ou aggravĂ©es dans le cadre du service au cours des guerres ou des expĂ©ditions dĂ©clarĂ©es campagnes de guerre par l'autoritĂ© compĂ©tente. Les bĂ©nĂ©ficiaires mentionnĂ©s Ă l'article L. 241-2 du code des pensions militaires d'invaliditĂ© et des victimes de guerre ; Les bĂ©nĂ©ficiaires mentionnĂ©s aux articles L. 241-3 et L. 241-4 du mĂȘme code ; Les titulaires d'une allocation ou d'une rente d'invaliditĂ© attribuĂ©e dans les conditions dĂ©finies par la loi n° 91-1389 du 31 dĂ©cembre 1991 relative Ă la protection sociale des sapeurs-pompiers volontaires en cas d'accident survenu ou de maladie contractĂ©e en service. Les titulaires de la carte d'invaliditĂ© dĂ©livrĂ©e par la commission des droits et de l'autonomie, anciennement Cotorep, dĂšs lors qu'elle constate un pourcentage d'incapacitĂ© permanente d'au moins 80 % ou lorsque la personne a Ă©tĂ© classĂ©e 3e catĂ©gorie de la pension d'invaliditĂ© de la sĂ©curitĂ© sociale. Les titulaires de l'allocation aux adultes handicapĂ©s. Les acteurs du handicap La politique en faveur des personnes en situation de handicap est par nature transversale. C'est donc de la coopĂ©ration de lâensemble des intervenants, Ă diffĂ©rents niveaux, que naĂźt la meilleure prise en compte du handicap, dans lâintĂ©rĂȘt des personnes concernĂ©es. La loi prĂ©voit un certain nombre de droits spĂ©cifiques aux personnels en situation de handicap amĂ©nagement de poste, amĂ©nagement horaire, formations adaptĂ©es etc. Pour faire valoir ces droits, il est nĂ©cessaire de dĂ©clarer prĂ©alablement son handicap. La Mission Ă l'IntĂ©gration des Personnels HandicapĂ©s MIPH Au sein de l'administration centrale, la MIPH a Ă©tĂ© créée en 2006 pour mettre en Ćuvre les nouvelles dispositions induites par la loi de 2005. Elle est chargĂ©e de la politique d'intĂ©gration des personnels handicapĂ©s pour l'ensemble des agents des deux ministĂšres, notamment par la mise en place dâun "plan dâactions handicap". La mission anime le rĂ©seau des correspondants handicap acadĂ©miques. La MIPH travaille en collaboration avec les responsables des services dĂ©concentrĂ©s et avec les directions et les services de l'administration centrale. Le directeur des ressources humaines acadĂ©mique Il met en Ćuvre la politique nationale en faveur du handicap au sein de son acadĂ©mie en coordonnant l'action des diffĂ©rents services. Ainsi, le plan dâactions national est adaptĂ© au niveau acadĂ©mique afin de tenir compte des spĂ©cificitĂ©s territoriales. Le correspondant handicap Un correspondant handicap est prĂ©sent dans chaque acadĂ©mie et Ă l'administration centrale afin d'accompagner les personnels en situation de handicap dans leurs dĂ©marches et de les aider Ă mieux sâintĂ©grer et Ă faire valoir leurs droits. Ces correspondants font partie de l'Ă©quipe de gestion des ressources humaines qui porte la responsabilitĂ© de la politique du handicap au niveau local. Le mĂ©decin de prĂ©vention Le mĂ©decin de prĂ©vention a la charge de procĂ©der, pour le compte de l'administration, aux examens mĂ©dicaux des fonctionnaires. Les personnes en situation de handicap ou d'inaptitude font partie des personnels qu'il suit en prioritĂ©. Son avis est obligatoirement requis avant tout amĂ©nagement de poste. Lorsque ses propositions ne sont pas agréées par l'administration, celle-ci doit motiver son refus et le comitĂ© d'hygiĂšne, de sĂ©curitĂ© et des conditions de travail doit en ĂȘtre tenu informĂ©. Centre de ressources Le formulaire, le guide pratique et les affiches Le formulaire de Demande ou renouvellement de prestations auprĂšs de la maison dĂ©partementale des personnes handicapĂ©es MDPH TĂ©lĂ©charger le formulaire Le guide pratique TĂ©lĂ©charger le guide pratique au format PDF Les affiches Les supports de la campagne de sensibilisation TĂ©lĂ©charger les affiches au format PDF
REFERENCES 1971 Obtention du certificat dâaptitude de lâĂ©cole de mannequins *Signorini* 1971-1980 DĂ©filĂ©s de mode - ANNE-MARIE Couture, Haute Couture Ă Lausanne ; ANITA SMAGA, Haute Couture Ă GenĂšve ; DI MARINO, Haute Couture Ă Lausanne ; RAFFA SA, Haute Couture Ă Lausanne ST LAURENT RIVE GAUCHE, Ă Lausanne- ;ANDRE JOHAN, Haute Couture Ă GenĂšve ; JASMINA COUTURE, Ă GenĂšve ; DURUZ, Ă GenĂšve ; BERNHEIM, Ă Aarau et Olten L'ENFANT PRODIGUE, Ă NeuchĂątel ; LA MAISON DU TRICOT, Ă NeuchĂątel et Fribourg RUMELI MODE, Ă BĂąle ; INNOVATION, Ă Lausanne ; MANOR RHEINBRUCKE, Ă BĂąle VEILLON, Ă Bussigny ; CANTON FOURRURES, Ă Lausanne ; BENJAMIN FOURRURES, Ă Lausanne ; MEISSER FOURRURES, Ă Lausanne ; BELMODE FOURRURES, Ă Bienne LA PANTHERE FOURRURES, Ă Bienne ; CLAUDE GILBERT FOURRURES, Ă Paris BERKETEX, Salon du PrĂȘt Ă Porter, Ă Paris Show dans le cadre du FESTIVAL INTERNATIONAL de la coiffure, Ă Bienne Mannequin de collection pour TIMWEAR - ANRA - LADYTEX - LA MAILLE - RenĂ© SCHAAD- WEINBERG et BRAUNSCHWEIG - LAIB YALA - LUCIA tricot en allemagne. Mannequin pour dĂ©filĂ© de mode en tournĂ©e Ă Lanzarote Ăźles Canaries, organisatrice des dits dĂ©filĂ©s dans les HĂŽtels de cette Ăźle et co-crĂ©atrice d'une Boutique. Photo-ModĂšle pour les collants VISO, SHOP-IMPORT, JACK POT, VEILLON catalogue. Mannequin Ă lâAgence SILHOUETTE Ă GenĂšve 1981-1984 Substitut au gĂ©rant chez Veillon Mode Ă NeuchĂątel 1989 Ouverture de mon Ă©cole Ă NeuchĂątel 1993-1996 PrĂ©sidente de la Commission pour lâĂ©lection de Miss FĂȘte des Vendanges Ă NeuchĂątel 2006 Professeur principal pour lâĂ©mission En voilĂ des ManiĂšres» tĂ©lĂ©vision française M6. 2011 Festival de la formation 2011 2010, 2011, 2012 Formation des hĂŽtesses Peugeot pour le salon de lâautomobile Ă GenĂšve 2014 - Emission "PassagĂšre" sur RTS 1, le 27 mai cliquez ici pour Ă©couter! Ă partir de 40 minutes 34 secondes 2014 - Canal Alpha 30 Miss pour reprĂ©senter NeuchĂątel et la FĂȘte des Vendanges cliquez ici pour voir! 2014 - RTS couleurs locales reportage candidate Miss Univers cliquez ici pour voir! >> Contact
Ne faites plus d'erreur quand vous recevez des gens Ă dĂźner ! Pour recevoir sans faire dâimpair, il est utile voire impĂ©ratif de connaĂźtre les rĂšgles de savoir-vivre, en particulier lorsquâil sâagit de dresser une table lorsque vous recevez des convives surtout si ces derniers sont pointilleux quant Ă l'Ă©tiquette . Ălisabeth Fournier, fondatrice de En Toute ĂlĂ©gance, sociĂ©tĂ© de formation en savoir-vivre, nous rappelle les fondamentaux du savoir-vivre Ă table. Nadine de Rotschild n'a qu'Ă bien se tenir ! Sommaire Comment placer correctement les assiettes sur une table ? Comment bien disposer les couverts ? Le placement des verres sur une table Le pain, le sel et le poivre, le fromage, les boissons La premiĂšre rĂšgle Ă connaĂźtre pour dresser une table dans les rĂšgles de l'art et dans le respect du savoir-vivre Ă table est de placer correctement les assiettes sur cette derniĂšre. Retenez donc ceci Si vous souhaitez disposer des assiettes de prĂ©sentation sur votre table, attention Ă lâespace restant entre chaque convive ; lâidĂ©al Ă©tant de conserver 50 cm pour que vos invitĂ©s ne se sentent pas trop Ă l'Ă©troit. On ne pose jamais au grand jamais plus de deux assiettes sur lâassiette de prĂ©sentation, et cette derniĂšre doit obligatoirement ĂȘtre enlevĂ©e quand le fromage fait son apparition Ă table. Enfin, lâassiette, quelle que soit sa taille, se pose Ă 2 cm environ du bord de la table. Casse-tĂȘte parmi les casse-tĂȘte quand il s'agit de dresser une table, il existe pourtant quelques astuces simples pour bien disposer les couverts autour de l'assiette DĂ©jĂ , la fourchette se place toujours Ă gauche de lâassiette. En France, les dents sont dirigĂ©es vers la table. De mĂȘme, pour la cuillĂšre Ă potage, dont la partie bombĂ©e doit ĂȘtre vers le haut. Le couteau se place quant Ă lui Ă droite, la lame orientĂ©e vers lâassiette. On dispose les couverts dans lâordre dâutilisation, en partant de lâextĂ©rieur, et on ne met jamais plus de trois couverts de chaque cĂŽtĂ© de lâassiette. En France, on dispose le couteau Ă fromage Ă cĂŽtĂ© de lâassiette Ă fromage on ne le place pas entre le verre et lâassiette dĂšs le dĂ©but du repas. Sauf sâil sâagit dâun coulis ou une crĂšme, on ne mange pas son dessert avec une cuillĂšre mais avec une fourchette Ă dessert, mĂȘme si c'est une glace ou une compote ! Une Ăźle flottante se commence Ă la fourchette et se termine Ă la cuillĂšre. On ne met pas de porte-couteau Ă table la nappe est censĂ©e aller au lave-linge aprĂšs le repas, sauf si les invitĂ©s restent pour deux repas, par exemple. Le placement des verres sur une table Voici les rĂšgles Ă retenir pour ne pas faire d'impair avec vos verres quand vous devez dresser une table pour recevoir On ne dispose jamais moins de deux verres par personne. Le verre Ă eau se place devant lâassiette et le verre Ă vin lĂ©gĂšrement Ă droite. Le verre Ă vin blanc vient Ă droite du verre Ă vin rouge. Sâil y a une flĂ»te Ă champagne, celle-ci se place Ă gauche du verre Ă eau, un peu en retrait. De trĂšs jolis verres peuvent faire toute la dĂ©coration de la table. Mais attention Ă ne pas utiliser de verres de couleur pour le vin les connaisseurs en vin apprĂ©cient dâobserver sa robe avant de le goĂ»ter. Le pain, le sel et le poivre, le fromage, les boissons Pour dresser une table correctement, il faut Ă©galement faire attention Ă la disposition des aliments et des bouteilles. Ainsi Le pain â coupĂ© en morceaux de 4 cm environ â est placĂ© dans une paniĂšre en mĂ©tal ou en vannerie. On pose son morceau de pain Ă gauche de son assiette. Si la table est grande, on dispose une saliĂšre et un poivrier Ă chaque extrĂ©mitĂ©. Il doit toujours y avoir une carafe Ă eau sur la table. Le vin se pose devant le maĂźtre de maison car câest lui qui le sert. Si le vin a Ă©tĂ© versĂ© dans une carafe Ă dĂ©canter, on laisse la bouteille en vue non loin de la table afin que les convives puissent savoir ce quâils boivent. Les fromages sont prĂ©sentĂ©s en nombre impair. On les entame pour faciliter le service, sauf en gĂ©nĂ©ral les fromages Ă pĂąte cuite. Date de publication le 3 nov. 2017 Mise Ă jour le 21 dĂ©c. 2021 Ă 0930 A lire Ă©galement ! Votre adresse email sera utilisĂ©e par M6 Digital Services pour vous envoyer votre newsletter contenant des offres commerciales personnalisĂ©es. Elle pourra Ă©galement ĂȘtre transfĂ©rĂ©e Ă certains de nos partenaires, sous forme pseudonymisĂ©e, si vous avez acceptĂ© dans notre bandeau cookies que vos donnĂ©es personnelles soient collectĂ©es via des traceurs et utilisĂ©es Ă des fins de publicitĂ© personnalisĂ©e. A tout moment, vous pourrez vous dĂ©sinscrire en utilisant le lien de dĂ©sabonnement intĂ©grĂ© dans la newsletter et/ou refuser lâutilisation de traceurs via le lien PrĂ©fĂ©rences Cookies » figurant sur notre service. Pour en savoir plus et exercer vos droits, prenez connaissance de notre Charte de ConfidentialitĂ©.
Les cultures latino-amĂ©ricaines prĂ©sentent de nombreux contrastes dâun pays Ă lâautre, tant linguistiques quâen matiĂšre de coutumes ou mĂȘme de savoir-vivre. En effet, les standards de politesse ne seront pas les mĂȘmes au Chili et au Venezuela par exemple. Or il est important, dans le cadre de voyages dâaffaires ou si lâon travaille au sein dâune Ă©quipe multiculturelle incluant certaines cultures latino-amĂ©ricaines, dâavoir quelques notions de savoir-vivre en lien avec ces diffĂ©rents pays. DĂ©couvrez ci-dessous un panorama des rĂšgles de savoir-vivre Ă respecter au sein de huit cultures latino-amĂ©ricaines diffĂ©rentes ! 1. Mexique Le savoir-vivre au Mexique se traduit par une multitude de dĂ©tails quâil est important de prendre en compte si lâon souhaite bĂątir des relations de confiance avec ses interlocuteurs et Ă©viter tout malentendu. Il est ainsi recommandĂ© de Rendre lâaccolade le mode de salutation le plus frĂ©quent au Mexique est lâaccolade, y compris en milieu professionnel, ou encore la bise â une seule sur la joue droite, mais pas entre hommes Montrer de lâintĂ©rĂȘt pour la famille et lâorigine de votre interlocuteur et Ă©viter dâaborder des sujets sensibles tels que la structure sociale du pays ou la politique par exemple Utiliser les formules de politesse telles que por favor », muchas gracias » ou encore mucho gusto » lorsque lâon vous prĂ©sente quelquâun la culture mexicaine est trĂšs Ă cheval sur les marques de politesse Ne pas oublier de donner un pourboire dans les restaurants Ă lâoccasion dâun dĂ©jeuner dâaffaires par exemple Soigner sa tenue vestimentaire, quels que soient le contexte ou la tempĂ©rature ambiante mĂȘme Ă 30° le costume est de mise La culture mexicaine est trĂšs Ă cheval sur les marques de politesse 2. Argentine Les Argentins sont gĂ©nĂ©ralement des personnes chaleureuses qui sâattendent Ă trouver chez leurs interlocuteurs, mĂȘme Ă©trangers, une attitude similaire. Il est de coutume de dĂ©battre sans fin jusque tard dans la soirĂ©e et de faire honneur Ă vos hĂŽtes en finissant votre assiette et en ne refusant surtout pas le cafĂ© ou le matĂ©, la boisson nationale du pays. Les Argentins sont gĂ©nĂ©ralement des personnes chaleureuses 3. Bolivie La Bolivie est un pays multiculturel et multi-ethnique qui ne comptabilise pas moins de trente-sept langues officielles â on peut donc y ĂȘtre confrontĂ© Ă de trĂšs nombreuses rĂšgles de savoir-vivre diffĂ©rentes. Cependant, dans un souci dâunification, le prĂ©sident Evo Morales a Ă©laborĂ© le concept du vivre bien », que doivent partager tous les Boliviens. Cette approche implique de vivre en harmonie avec la nature et avec ses concitoyens, notions qui influent sur le savoir-vivre en Bolivie. La Bolivie est un pays multiculturel et multi-ethnique qui ne comptabilise pas moins de trente-sept langues officielles Il est ainsi bien perçu de montrer de lâintĂ©rĂȘt pour lâhistoire, la culture, les diffĂ©rentes ethnies du pays avoir le sens de la communautĂ© rechercher le consensus et le dialogue avant tout respecter les diffĂ©rences Ă©couter ce quâa Ă dire votre interlocuteur sans lui couper la parole savoir boire avec modĂ©ration se comporter de maniĂšre gĂ©nĂ©rale avec dignitĂ© et simplicitĂ© 4. BrĂ©sil Le BrĂ©sil est Ă©galement un pays aux codes et usages bien spĂ©cifiques quâil est important de respecter tant en milieu professionnel que dans la vie privĂ©e. Il est aussi important dâaider Ă dĂ©barrasser Ă la fin des repas Le rapport au temps est cependant trĂšs flexible, et il est parfois presque mal vu dâarriver Ă lâheure Ă une rĂ©ception ou Ă une invitation â votre hĂŽte ne sera vraisemblablement pas encore prĂȘt Ă vous recevoir. DâaprĂšs un article du Huffington Post, il est aussi important dâaider Ă dĂ©barrasser Ă la fin des repas. Comme dans dâautres cultures latino-amĂ©ricaines, la chaleur des contacts humains est trĂšs importante pour les BrĂ©siliens, de mĂȘme que la fameuse accolade. Le brĂ©sil Ă©tant Ă©galement le pays des files dâattente Ă lâarrĂȘt de bus, Ă la poste ou Ă la banque, il est nĂ©cessaire de sâarmer de patience et trĂšs mal perçu de ne pas faire la queue. 5. Chili Le mode de salutation le plus courant au Chili est la bise â et lâon nâen fait quâune seule â sauf entre hommes, car ces derniers se saluent gĂ©nĂ©ralement par une accolade. Une autre rĂšgle de savoir-vivre propre Ă la culture chilienne est de donner un pourboire aux nombreuses personnes â souvent jeunes â qui effectuent des mini services solidaires tels que mettre vos courses dans des sacs plastiques au supermarchĂ© ou laver votre pare-brise Ă la station essence. Le mode de salutation le plus courant au Chili est la bise Enfin, lâusage du tutoiement ou du vouvoiement est particuliĂšrement complexe et dĂ©pend de lâĂąge, de la position sociale et du statut de votre interlocuteur. 6. Colombie Un Français arrivant en Colombie sera peut-ĂȘtre surpris par le manque de civilitĂ© constatĂ© dans la rue et lâespace public en gĂ©nĂ©ral les voitures ne sâarrĂȘtent jamais pour laisser passer les piĂ©tons et câest en gĂ©nĂ©ral celui qui a le vĂ©hicule plus imposant qui a la prioritĂ©. Mais le savoir-vivre sâexprime autrement en Colombie, notamment par lâoptimisme affichĂ© â et quasiment permanent â des habitants, leur art de contourner le conflit, surtout en milieu professionnel, et le grand soin quâils prennent Ă soigner leur apparence â la Colombie est notamment un des pays les plus consommateurs de chirurgie esthĂ©tique. Le savoir-vivre sâexprime autrement en Colombie, notamment par lâoptimisme affichĂ© 7. Venezuela Au Venezuela comme dans de nombreuses cultures latino-amĂ©ricaines, il est naturel dâĂȘtre en retard et de devoir subir des dĂ©lais parfois importants pour toutes les dĂ©marches du quotidien, y compris au travail. Câest Ă©galement un pays dans lequel le pourboire est obligatoire au restaurant, Ă ne pas nĂ©gliger dans le cadre dâun dĂ©jeuner dâaffaires par exemple, et il faut toujours demander la permission avant de photographier quelquâun. Câest Ă©galement un pays dans lequel le pourboire est obligatoire au restaurant 8. PĂ©rou Au PĂ©rou Ă©galement il est dâusage de se saluer dâune poignĂ©e de main lorsque lâon vient de se rencontrer ou dâune seule bise entre deux femmes. De mĂȘme, il est considĂ©rĂ© comme trĂšs impoli de ne pas saluer lorsque vous entrez dans un magasin, et quand vous le quittez. En matiĂšre de codes vestimentaires, la culture pĂ©ruvienne privilĂ©gie les vĂȘtements sobres et Ă©lĂ©gants, ce qui implique dâĂ©viter autant que possible les dĂ©colletĂ©s plongeants ou les tenues trop courtes pour les femmes, qui pourraient ĂȘtre mal interprĂ©tĂ©es. Enfin, il nâest pas gĂȘnant dâarriver quinze Ă vingt minutes en retard Ă un rendez-vous professionnel⊠en revanche il vaut mieux Ă©viter de refuser le verre que lâon vous offre, sous peine de blesser votre interlocuteur ! En matiĂšre de codes vestimentaires, la culture pĂ©ruvienne privilĂ©gie les vĂȘtements sobres et Ă©lĂ©gants En rĂ©sumĂ© Quel que soit le pays dâAmĂ©rique Latine dans lequel vous vous rendrez, il sera toujours bien perçu que vous montriez de la curiositĂ© pour le pays dâaccueil et pour sa culture, de mĂȘme que dâessayer de parler dans la langue du pays en question. Quelques notions de communication interculturelle pourront Ă©galement vous ĂȘtre utiles pour construire des relations de qualitĂ© avec des collaborateurs issus de cultures latino-amĂ©ricaines.
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